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Mort d’une Martiniquaise malmenée par le Samu : un juge d’instruction saisi




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Après nos révélations sur les graves accusations portées contre le Samu de Seine-et-Marne, un juge d’instruction était chargé d’enquêter sur les causes du décès de Yolande Gabriel, selon l’Agence France-Presse (AFP). Cette Martiniquaise de 65 ans est décédée chez elle en août 2020 à Reuil-en-Brie (Seine-et-Marne), après avoir attendu plus d’une heure les secours. Sa famille avait porté plainte en octobre 2021 pour « non-assistance » et « homicide involontaire », et regrettait qu’aucune information judiciaire n’ait encore été ouverte jusqu’à présent.

Les enregistrements d’appels au Samu et le dossier médical de la victime consultés par Mediapart et publiés ci-dessous montrent comment le médecin régulateur de 15 ans a pu minimiser sa souffrance. Alors que celle-ci, totalement essoufflée, n’arrêtait pas d’insister sur des douleurs à la poitrine, le médecin était impatient et méprisant, au point de la malmener lorsqu’elle ne parlait pas assez près du téléphone. Il a également choisi d’envoyer une simple ambulance privée, qui est arrivée plus d’une heure plus tard sur les lieux et ne disposait pas de tous les éléments pour gérer un arrêt respiratoire.

Nous republions notre enquête.

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« Nous voulons que tout le monde sache comment notre mère a été maltraitée et méprisée alors qu’elle demandait simplement de l’aide », lâche Marie-Laure, 31 ans, qui n’entend plus faire taire sa colère. Depuis août 2020, elle et sa sœur jumelle Marie-Christine se battent pour obtenir des réponses après la mort de leur mère.

Les enregistrements des appels au Samu et le dossier médical de la victime consulté par Mediapart, montrent comment le médecin régulateur de 15 ans a pu minimiser sa souffrance. Alors que celle-ci, totalement essoufflée, n’arrêtait pas d’insister sur des douleurs à la poitrine, le médecin était impatient et méprisant, au point de la malmener lorsqu’elle ne parlait pas assez près du téléphone. Il a également choisi d’envoyer une simple ambulance privée, qui est arrivée plus d’une heure plus tard sur les lieux et ne disposait pas de tous les éléments pour gérer un arrêt respiratoire.


mediapart

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