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L'Europe

mobilisation sans précédent des infirmiers pour réclamer de meilleurs salaires


Les infirmières britanniques entament jeudi une grève sans précédent pour exiger de meilleurs salaires et conditions de travail, dans un contexte de fortes tensions sociales au Royaume-Uni.

Un mouvement sans précédent qui reflète l’ampleur du mécontentement au Royaume-Uni. Face à la crise du coût de la vie et du système de santé publique, les infirmières britanniques se sont mises en grève jeudi 15 décembre.

Jusqu’à 100 000 d’entre eux doivent prendre part à cette grève jeudi, la première des 106 ans d’histoire de leur syndicat, le Royal College of Nursing (RCN), ainsi que le 20 décembre.

La grève concerne l’Angleterre, le Pays de Galles et l’Irlande du Nord. Elle intervient après un nouveau mouvement qui a durement touché les chemins de fer mardi et mercredi et qui a marqué le début de tensions sociales d’une rare intensité pour les vacances.


Des cheminots à la police des frontières, de nombreuses catégories professionnelles seront en grève à la fin de l’année, bouleversant les plans de certains Britanniques. Les employés de la Royal Mail, la poste britannique, sont, mercredi et jeudi, en période de nombreuses commandes de cadeaux.

Le gouvernement conservateur, à la peine dans les sondages, maintient une position très ferme contre les syndicats et promet de légiférer pour réduire leur marge de manœuvre.

Les infirmières réclament une augmentation de salaire d’un peu plus de 19 % pour combler des années de pénurie qui ont entraîné, pour la MRC, une baisse de leur pouvoir d’achat de 20 % depuis 2010 et l’arrivée des conservateurs au pouvoir. Une demande jugée « inabordable » par le gouvernement.

« Les infirmières sont épuisées »

Saluant « l’incroyable dévouement » de la profession, le ministre de la Santé, Steve Barclay, a jugé « profondément regrettable » qu’une partie des membres des syndicats maintienne le mouvement après l’échec des dernières discussions.

Il a assuré dans un communiqué que sa « priorité numéro 1 » était la sécurité des patients, rappelant que le service public de santé, le NHS, est ouvert, notamment pour les soins d’urgence.

Dans un Royaume-Uni en pleine crise du coût de la vie, avec une inflation à deux chiffres et une flambée des prix des denrées alimentaires, les représentants des infirmières disent que leurs membres sautent des repas, ont du mal à nourrir et à vêtir leurs familles et finissent par quitter le NHS en masse.


Royaume-Uni : grèves en cascade pour le pouvoir d'achat

Royaume-Uni : grèves en cascade pour le pouvoir d’achat ©France 24

« La charge de travail est horrible. Les infirmières sont épuisées, elles ne peuvent pas fournir un service sûr aux patients », a récemment déclaré à l’AFP Mark Boothroyd, un infirmier des urgences au St. Thomas’ Hospital de Londres.

Selon lui, de nombreux nouveaux venus dans la profession partent après seulement un an ou deux en raison de bas salaires, mettant ceux qui restent sous une pression intense.

Selon le Royal College of Nursing, certains services – chimiothérapie, dialyse, soins intensifs et unités pour patients très dépendants – seront épargnés. Mais d’autres verront leur nombre comparable à celui d’un jour de Noël.

Avant la grève, des échanges amers ont émergé sur les effets de la grève, l’agente de lutte contre le cancer du NHS England Cally Palmer exhortant dans une lettre révélée par Sky News au syndicat de s’assurer que la grève n’affecte pas les traitements « sauveurs de vies », pour aider à guérir le maladie ou prolonger la vie des patients.

« Cauchemar avant Noël »

Un porte-parole du syndicat a dénoncé une « volonté politiquement motivée de salir, de la part d’un gouvernement qui laisse tomber les patients atteints de cancer », insistant sur le fait qu’il n’y a « aucun doute » que les malades bénéficieraient de ces soins urgents.

« La sécurité des patients est la priorité absolue de chacun », a déclaré le porte-parole, le syndicat soulignant qu’il avait convenu mardi d’étendre les services qui ne seraient pas affectés par le déménagement.

Lors de l’heure hebdomadaire des questions au parlement mercredi, le leader travailliste de l’opposition, Keir Starmer, a qualifié la grève de « badge de la honte », appelant le Premier ministre Rishi Sunak à négocier son arrêt, ce qui permettrait à « l’ensemble du pays de respirer un souffle de soulagement ».

A quoi Rishi Sunak a rétorqué que le gouvernement conservateur suivait les recommandations de l’instance indépendante dans ses propositions d’augmentations, qualifiant les grèves de « cauchemar avant Noël » imputable au Labour en raison de ses liens avec les syndicats.

Avec l’AFP

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William Dupuy

Independent political analyst working in this field for 14 years, I analyze political events from a different angle.
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