Skip to content
Michel Cossette défend son travail d’enquêteur dans l’affaire Sandra Gaudet


Le policier à la retraite témoigne depuis mercredi dans le procès civil opposant Billy Taillefer et Hugues Duguay contre la Ville de Val-d’Or et le procureur général du Québec.

Les deux hommes, qui ont passé respectivement 12 et 11 ans en prison pour le meurtre, réclament 80 millions de dollars en dommages-intérêts, jugeant que la police et le procureur de la Couronne n’ont pas divulgué de preuves qui auraient pu les disculper à l’époque, portant ainsi atteinte à leur droit à un procès équitable.

Michel Cossette était l’enquêteur chargé du dossier lors de la disparition de la jeune fille en mars 1990. Interrogé par Me Martin Pichette, qui le représente ainsi que la Ville de Val-d’Or, il a décrit les étapes du processus d’enquête qui ont mené à l’arrestation de Billy Taillefer, Hugues Duguay et Laurent Taillefer, sept semaines après la découverte du corps.

Il estime que près de 200 personnes ont été interrogées au cours de l’enquête, avec la préparation de 150 déclarations écrites. Plusieurs déclarations de témoins n’ont pas été présentées au procureur de la Couronne assigné au procès, Me John Tymchyk, ni à la défense. Michel Cossette a expliqué au tribunal que plusieurs de ces déclarations n’étaient pas pertinentes à l’enquête ou jugées invraisemblables.

Michel Cossette a témoigné qu’il n’a jamais rien caché.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Michel Cossette a également témoigné qu’il n’avait jamais rien caché, ni reçu de demandes de la défense pour avoir accès à des éléments de son dossier d’enquête ou même à ses notes personnelles.

Après la fin de l’interrogatoire principal, Me Louis Belleau, avocat de Hugues Duguay, a commencé le contre-interrogatoire de Michel Cossette.

Me Belleau a notamment voulu savoir pourquoi l’enquête avait, dans les premiers temps, ciblé Laurent Taillefer, le père de Billy, même si des témoins ont indiqué qu’il travaillait au moment présumé du meurtre.

Me Belleau a également interrogé Michel Cossette sur les témoignages de camionneurs qui n’ont pas été retenus par l’enquêteur, mais qui auraient pu déclencher la police sur d’autres pistes.

Le procès, présidé par Me Marc Paradis, de la Cour supérieure, devrait reprendre lundi au palais de justice de Val-d’Or, avec la fin du témoignage de Michel Cossette.

canada-ici

Toutes les actualités du site n'expriment pas le point de vue du site, mais nous transmettons cette actualité automatiquement et la traduisons grâce à une technologie programmatique sur le site et non à partir d'un éditeur humain.