L’ancien Premier ministre estime que l’unité de la base commune qui l’a soutenu à Matignon est « nécessaire et essentielle pour remporter les prochaines élections ».
Près de trois mois après la chute de son gouvernement, Michel Barnier essaie de garder l’esprit de la « base commune » qui l’a soutenu lors de son bail à Matignon. Dans ses yeux, l’alliance de la droite républicaine et le camp présidentiel « Il reste nécessaire et essentiel de remporter les prochaines élections »Un demi-mot plaidant pour une candidature conjointe pour l’élection présidentielle de 2027. « Plus il y aura d’unité, mieux c’est, car en face, l’extrême droite est toujours là et la gauche aussi »a déclaré l’ancien Premier ministre sur RTL, qui espère que le représentant des républicains (LR) « Capable de rassembler et de travailler avec le centre ».
Ce candidat commun doit notamment avoir le « Courage de relever le défi de l’impuissance du public contre le déficit »tandis que la France est sur le point de payer près de 60 milliards d’euros en intérêts. Pour Michel Barnier, les concessions faites aux socialistes de François Bayrou afin de déchirer un accord de non-censure sont « Des efforts supplémentaires qui devront être faits un peu plus tard ». Le Savoyard appelle son successeur à « préserver » La trajectoire budgétaire qu’il avait négociée, un retour à un déficit inférieur à 3% du PIB en 2029.
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Alors que la course à la présidence de LR s’oppose à Bruno Retailleau à Laurent Wauquie, Michel Barnier exprimera sa préférence entre les deux hommes « Le temps vient »Même s’il était très élogieux en ce qui concerne le premier, un homme « courageux » Et « efficace ». L’ancien Premier ministre, qui ne voit aucun désavantage à être ministre de l’Intérieur et candidat à la présidence du parti, voit ce duel avec un bon œil. Ce serait le symbole de « Éclair » et « renouvellement » LR. « Le droit républicain reprend la confiance de nombreux élus et militants (…) peut-être que je suis là pour quelque chose »a-t-il suggéré.
Michel Barnier a profité de sa présence au Salon agricole pour critiquer l’accord d’association entre l’Union européenne et le Mercosur – cinq pays d’Amérique latine. Un accord néfaste parce que « Il sacrifie, au nom du libre-échange, une grande partie de notre économie ». Soit dit en passant, le Savoyard a réglé ses comptes avec le président de la Commission européenne Ursula von der Leyen: « Je n’aimais pas vraiment le jour même après la chute de mon gouvernement, il se précipite (à Montevideo, Uruguay) de signer cet accord. »
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