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International

Menée par Trump qui envisage ses ressources, le Groenland déclare aujourd’hui qu’il «a besoin de l’Union européenne»

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Pour la première fois de son histoire, un Premier ministre du Groenland a prononcé un discours solennel au Parlement européen à Bruxelles. Pris entre les Américains qui conspirent sur leur territoire et la Russie qui renforce sa présence dans l’Arctique, le Groenland envisage maintenant de se tourner vers l’Europe.

Le Groenland se retrouve au centre des ambitions géostratégiques de la Russie et des États-Unis.

Le message délivré par le Premier ministre de Groenland Jens-Frederik Nielsen:

Le Groenland a besoin de l’Union européenne et de l’Union européenne a besoin du Groenland.

Un symbole fort. Jamais auparavant un Premier ministre de Groenlandais n’est venu pour prononcer un discours solennel au Parlement européen.

Il faut dire que la pression augmente dans l’Arctique. En mars dernier, Donald Trump n’a pas haché ses mots:

Ce n’est pas une provocation, les Groenlandais nous appellent … Je pense que le Groenland peut faire partie de notre avenir, c’est important pour la sécurité internationale

Américains en mission secrète à Nuuk

Donald Trump ne plaisante pas. Les Groenlandais sont toujours stupéfaits par cet épisode digne d’un film d’espion: en août dernier, le Danish Media Dr a révélé que trois Américains, dont un proche du président américain, avaient mis en place une opération de déstabilisation secrète à Nuuk, dans la capitale greenlandaise …

Leur plan? Recrutez les Groenlandais pour créer un mouvement sécessionniste, dans le but d’amener un parti ouvertement pro-américain au pouvoir.

Le Groenland, situé dans l’hémisphère occidental, occupe une position géostratégique cruciale dans la doctrine américaine actuelle: réduire la présence militaire en Europe pour renforcer le contrôle de l’Arctique et de la zone indo-pacifique.

Ce qui a fait de Dan Caldwell, ancien conseiller du secrétaire à la guerre Pete Hegseth, par exemple dans une interview avec le magazine Le Grand Continent:

Le Groenland est plus important pour les États-Unis que le Donbass.

Une déclaration à prendre au sérieux, venant d’un stratège qui continue de fournir à l’administration Trump des notes et des recommandations.

Le potentiel énergétique du Groenland

Si le Groenland, avec ses 56 000 habitants, travaille tellement d’appétits, c’est parce qu’il est devenu un passage essentiel dans l’Arctique, dont le potentiel est révélé alors que la glace fond. Cette fusion ouvre de nouvelles voies maritimes, mais donne également accès à des terres rares et à des gisements de gaz et d’huile qui étaient jusqu’à présent inaccessibles ou trop chers à exploiter.

Le Premier ministre du Groenland a également rappelé aux députés:

Notre secteur minier est sur le point de devenir un acteur clé pour sécuriser les chaînes d’approvisionnement. Le Groenland compte 24 des 34 minéraux critiques identifiés par l’Union européenne.

Moscou reste à distance

Pour l’instant, la Russie reste à l’écart du Groenland. Et rien ne dit qu’elle chercherait une confrontation si Donald Trump prenait un intérêt trop proche. Lors du 6e Forum international de l’Arctique, à Murmansk, le 27 mars, Vladimir Poutine n’a pas condamné les désirs expansionnistes des États-Unis au Groenland:

La question du Groenland concerne deux pays concrets (les États-Unis et le Danemark). Cela ne nous concerne pas directement.

En réalité, la priorité de Moscou réside ailleurs: dans le reste de la zone arctique qui représente un quart du territoire de la Russie et abrite près de 2 millions de Russes. Vladimir Poutine le voit comme un nouvel El Dorado et a lancé un appel à des partenaires, en particulier le chinois et le golfe, pour investir dans cette région arctique encore sous-exploitée. La Russie veut renforcer sa flotte de brise-glaces, tracer et sécuriser de nouvelles routes maritimes, construire des ports et même développer des infrastructures touristiques dans l’Arctique.

Groenland, de la rupture à la tentation européenne

Entre l’ingérence américaine et la présence accrue de la Russie dans l’Arctique, le Groenland s’intéresse davantage à l’Europe.

Tout un revirement. Le Groenland avait rejoint la communauté économique européenne contre sa volonté en 1973. Les Groenlandais avaient néanmoins voté «non» massivement dans un référendum, mais en tant que province du Danemark, ils se sont retrouvés contraints de se joindre. Un épisode vécu comme un traumatisme, un choc électrique pour un peuple entier. Depuis lors, les Groenlandais sont devenus politisés, créé des partis et mené la lutte pour leur indépendance. Ils ont obtenu l’autonomie en 1979 et ont quitté l’Union européenne en 1985.

Le simple fait qu’ils envisagent maintenant un nouveau rapprochement avec Bruxelles en dit long sur les tensions croissantes de la région.

Sur le plan économique, le Groenland offrirait un accès stratégique en Europe à ses terres rares et à son potentiel hydroélectrique, tirée par ses innombrables glaciers et ses rivières encore inexploitées.

Sans en faire explicitement un point de négociation, le Premier ministre greenlandais a également cherché à sensibiliser les députés de la question de la chasse au sceau. Une pratique ancestrale, vitale pour les peuples inuits, mais fortement pénalisée par l’interdiction européenne des produits de commercialisation résultant de cette chasse au sceau.

Au niveau politique, dans leur capitale, à Nuuk, les députés ont créé une commission d’enquête responsable de l’évaluation de l’intérêt de l’adhésion possible à l’Union européenne. Mais dans les débats, une préoccupation se pose: la montée de l’extrême droite en Europe qui inquiète profondément les Parlementaires de Groenland.

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