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Médicaments : affrontement sectoriel autour des baisses de prix imposées aux génériques


Publié le 25 janvier 2023 à 19:06Mis à jour le 25 janvier 2023 à 19:07

C’est le clash. En cause : les nouvelles baisses de prix voulues par les autorités sanitaires sur les génériques remboursables, dont certains coûtent déjà moins de 5 euros la boîte. La chaîne pharmaceutique, des industriels du médicament aux syndicats de pharmaciens, a annoncé mercredi des actions dont le boycott collectif, pour la première fois, de la réunion prévue demain avec les autorités sanitaires pour définir le prix 2023 des médicaments génériques.

Outre cette désertion inédite du « Comité de suivi des génériques » (CSG), qui se tient chaque année en début d’année, a été lancée lundi une campagne d’affichage dans les 21.000 pharmacies de France mettant en avant le lien entre prix trop bas et pénuries. . « Les fabricants vendent principalement aux pays offrant un prix décent. Il faut que les gens en soient conscients, explique Laurent Filoche, président de l’union des groupements de pharmaciens d’officine. Le thème de l’affiche : « Pénurie de médicaments : vous voulez des réponses ? Nous aussi ! dire que c’est la faute du gouvernement.

diminuer chaque année

Pour contenir le budget de la santé, l’Etat fixe chaque année un objectif d’économies de médicaments, et donc de baisses de prix des médicaments remboursables. « Chaque année c’est 100 à 150 millions d’euros sur un marché de près de 4 milliards d’euros annuels, soit une baisse moyenne des prix des médicaments de 2% à 4% par an suite aux réunions du CSG » explique Stéphane Joly, président du syndicat des génériques, Gemme. . Il demande « un moratoire sur les baisses de prix dans l’attente des résultats de la mission interministérielle lancée aujourd’hui pour refondre la régulation des prix des médicaments ».

Le malaise est tel sur le prix des médicaments que le Premier ministre a promis une refonte du système par cette mission qui rendra ses conclusions en juin-juillet, avant le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2024.

1,11 euros la boîte

Les allégements envisagés aujourd’hui sur les génériques concernent 7 molécules, correspondant à 6,7% des génériques et 115 millions de boîtes de médicaments par an « dont 4 d’intérêt thérapeutique majeur coûtant moins de 5 euros la boîte et fabriqués en France ou en Europe et qui devraient à terme au contraire être soutenu par une revalorisation », souligne Jérôme Wirotius, vice-président de Gemme.

Parmi ces baisses programmées figure par exemple la metformine, un antidiabétique courant (43 millions de boîtes par an) qui coûte 1,27 euro la boîte de 500 mg soit seulement 0,037 euro le comprimé, et qui devrait baisser encore à 1,11 euro.

Un comprimé sur deux

Le Gemme rappelle depuis l’an dernier que les génériques, qui représentent un comprimé sur deux en France, permettent 3 milliards d’euros d’économies par an pour la Sécurité sociale. Elle s’intéresse à leur utilisation. Or, depuis 2019, en plus des prix bas, il existe une taxe sur le chiffre d’affaires des fabricants de génériques qui ne cesse d’augmenter.

Cette taxe, appelée « clause de sauvegarde », était à l’origine destinée à faire payer les entreprises pharmaceutiques en cas de dérapage du budget du médicament. Mais ce qui marche pour les médicaments sous brevet, et donc chers, ne marche pas pour les génériques et Gemme souligne le paradoxe : plus l’usage des génériques augmente en France, faisant économiser de l’argent à l’Etat, plus les génériques paient des impôts, et perdent leur modèle économique. .

Les pharmaciens n’y ont aucun intérêt : lorsqu’ils vendent des génériques, ils bénéficient d’une remise sur les génériques représentant en moyenne 17 % de la rémunération des officines. D’où ce front uni pour défendre les génériques, qui fait planer le spectre d’une aggravation des pénuries. « Les ruptures d’approvisionnement ont fortement augmenté depuis juin 2022 et je pense qu’elles seront décuplées cette année ! prédit Stéphane Joly.

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