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Malartic perd une quincaillerie mais reste positif pour son économie


L’entreprise J. Drolet et Fils invoque la pénurie de main-d’œuvre pour expliquer sa décision, qui sera effective à compter du 27 mai. Les cinq employés ont reçu une offre d’être relocalisés au magasin BMR de Val-d’Or.

Nous y pensions depuis un certain temps, explique le propriétaire, Martin Drolet. Il devenait difficile pour nous d’offrir un service de qualité. Nous devions faire appel à des employés de Val-d’Or pour nous aider à faire fonctionner le magasin. C’était devenu très difficile à gérer et peu agréable à vivre pour nos collaborateurs.

Martin Drolet ne voit pas de solution rapide à la pénurie de main-d’œuvre. C’est du jamais vu et nous pensons qu’il s’étendra sur plusieurs années, dit-il. Il est très difficile de recruter et de garder nos gens. Il y a tellement d’offres d’emploi possiblesil a dit.

 » Les gens prennent rendez-vous pour un entretien et ils ne se présentent même pas parce qu’ils ont trouvé autre chose entre-temps. C’est devenu une guerre complète. »

Une citation de Martin Drolet, propriétaire d’une quincaillerie

Une économie saine, selon le maire

Le maire de Malartic, Martin Ferron, estime pour sa part que cette fermeture est plutôt liée à la décision de l’entreprise de ne pas investir dans la rénovation de ses installations. Il précise qu’un nouvel acteur s’apprête également à prendre la relève dans sa commune.

Le maire de Malartic, Martin Ferron (archives)

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Ils ont décidé de ne pas investir. C’est dommage, mais la nature a horreur du vide et nous travaillons déjà avec un nouveau partenaire qui reconnaît l’effervescence économique de Malartic et qui y voit un marché intéressant. S’ils fermaient parce qu’ils ne gagnaient pas d’argent, ce serait une autre histoire.il dit.

Martin Ferron ne croit pas que Malartic souffre plus qu’ailleurs de la pénurie de main-d’œuvre.

Nous ne perdons pas vraiment d’entreprises. Oui, la main-d’œuvre est un problème ici, tant pour nous à la Ville que pour nos entreprises et nos industries. Mais c’est pareil pour tout le monde. Nos entreprises essaient d’y faire face en étant innovantes, parce qu’elles savent que les besoins sont là et qu’il y a de l’argent à faire à Malartic.conclut-il.

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