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Nouvelles

Lyon Art Paper : un rendez-vous incontournable

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Le 11ème L’édition Lyon Art Paper expose au Palais de Bondy jusqu’au 12 octobre. Un rendez-vous incontournable pour les amateurs d’art.

Sous les majestueuses verrières du Palais de Bondy, imposant bâtiment des bords de Saône dédié aux arts depuis sa création et doté de deux salles de concert dotées de la meilleure acoustique de toute la ville selon les spécialistes, 74 artistes de tous horizons exposent leurs œuvres à Lyon Art Paper. Parmi elles, trois femmes de générations différentes méritent à elles seules le détour. Géraldine Kosiak, invité d’honneur qui partage la première place avec Élisabeth Weill-Lambert Et Blanche Berthelierrécemment diplômé des beaux-arts avec les félicitations du jury, en septembre dernier.

Après Robert Combas ou Pat Andrea, l’écrivain et dessinatrice Géraldine Kosiak reçoit donc les honneurs de l’édition 2025. Une œuvre aux multiples facettes qui se distingue par sa totale liberté : broderies, tapisseries, peintures, installations, performances notamment avec le compositeur Sebastian Rivas, Lion d’argent de la Biennale de Venise… Une œuvre profonde, dense, poétique et accessible qui parle d’intimité, de patrimoine, de savoir-faire et de mémoire collective. Diplômée des beaux-arts de Lyon où elle enseigne aujourd’hui, Géraldine a également eu les honneurs de la Villa Kujoyama à Kyoto et de la Villa Médicis à Rome.

Lorraine Adam

Autant dire qu’il s’agit d’un parcours prestigieux. Son séjour à Rome l’a inspiré Animalité, le travail qu’elle expose aujourd’hui. Sur de grands formats, elle réinterprète les fresques et tapisseries de la Villa Médicis en effaçant tous les détails pour n’en garder que les contours. D’un trait noir épais, il fait ressortir la cruauté ordinaire des scènes sanglantes représentées par les artistes de l’époque : chasses, meurtres, sacrifices, immolations symbolisant les cicatrices encore béantes de l’histoire, » comme un écho de notre époque actuelle « .

Un jour de 2018, l’artiste déclarait sur France Culture : «Le dessin est intemporel, il fait apparaître des fantômes « . Et c’est peut-être là l’origine du lien profond qui la lie à Elisabeth Weill-Lambert, l’artiste autodidacte avec qui elle désirait tant partager les honneurs cette année. Le résultat est époustouflant, saisissant, brillant. Un coup de foudre humain et artistique. Leurs œuvres se mêlent, se superposent, se répondent. Une sororité, une alchimie graphique à la fois généreuse, harmonieuse et d’une beauté intemporelle. L’ensemble évoque un fantastique marqueterie qui donne l’éclat de l’ivoire au papier de l’un et la couleur du bois au support cartonné de l’autre.

Car Elisabeth Weill-Lambert grave, gratte, patine le papier contrecollé sur du carton ou du bois. Ses milliers de fines rayures donnent vie aux visages humains et animaux. Les visages sont ceux des proches, des disparus, des proches. A l’origine, elle voulait leur donner la rigidité des postures des photos d’époque” mais ils lui échappèrent et devinrent plus vivants et plus expressifs que prévu « . Née à Paris en 1938, Elisabeth y étudie l’art et l’archéologie avant de s’installer à Lyon en 1975. La peinture arrive tardivement, à quarante ans, mais ce fut une période de créativité intense. Ses œuvres très colorées au début sont suivies d’une période monochrome avant de revenir à la couleur et de s’arrêter définitivement en 2008.

Blanche Berthelier

Lorraine Adam

Quant à Blanche Berthelier, la plus jeune du trio, elle expose aujourd’hui « Nymphe », une œuvre à la pierre noire et au fusain, puissante et majestueuse. Un grand format qui séduit par son agilité, sa légèreté, sa grâce et son mouvement. Blanche considère son travail comme « une tentative de rendre visible ce que le verbe ne parvient pas à exprimer, une orientation et une mise en forme de contenus inconnus que le dessin a la capacité de composer, de délivrer un sens possible. Dessiner, c’est œuvrer au passage le plus harmonieux possible de ces sensations indescriptibles, enceintes et opaques vers la matérialité visible du dessin sur le papier. « . Elle raconte aussi que lors de l’examen de fin d’année des beaux-arts, on demande aux jeunes artistes de nommer les peintres qu’ils aiment particulièrement. Mais vivants. Elle, qui aimerait citer Odilon Redon, disparu depuis plus d’un siècle, aurait aussi aimé pouvoir parler de Nick Cave ou de Patti Smith dont les chansons irriguent ses œuvres.

Difficile également de ne pas souligner la présence de l’Italien Edoardo Boccanfuso dont l’exubérance des œuvres et des aquarelles, la texture des chair n’est pas sans rappeler celles de ses compatriotes Tanino Liberatore ou même parfois Manara. Ou encore Alain Snyers et sa série de boîtes aux lettres d’Ernest Pignon, Niki de Saint Phalle, Hervé Dirosa, Christian Boltanski, Dieu, Satan ou Personne. En hommage à sa communauté artistique et à ses compagnons de voyage. Par Odile Gasquet et ses gravures sur zinc et eau-forte sur le thème « Le noir est une présence » posées sur un papier noir velouté, tel un «trou noir qui absorbe tout et ne restitue rien. Seuls l’argent, l’or et le blanc épais résistent à la dissolution« .

Edoardo Baccanfuso

Lorraine Adam

On aime aussi les dessins animés aux couleurs vives et généreusement colorés de Jean-Philippe Tarquiny. Et les dessins de Ségolène Girard qui après des études de design a choisi de troquer le numérique contre l’encre, les feutres, le style et le papier, « la vraie matière ». Aujourd’hui, elle expose sa série « La fête » inspirée de la crise du Covid.  » La figuration est essentielle, et si l’émotion l’accompagne, tant mieux « .

Enfin, les artistes apportent leurs coffrets à dessins dans lesquels vous pourrez vous offrir, pour des sommes souvent modestes, un souvenir unique et précieux de cette belle édition de Lyon Art Paper.

Ségolène Girard

Lorraine Adam

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Lorraine Adam

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