Skip to content
L’UE envisage des « équipes spécialisées » pour lutter contre la migration à l’étranger

L’UE étudie les moyens de sévir davantage contre la migration irrégulière dans ses missions à l’étranger, y compris l’utilisation d' »équipes spécialisées ».

De telles missions font partie de la soi-disant politique de sécurité et de défense commune (PSDC) de l’UE que l’on trouve actuellement dans des endroits comme le Niger, la Libye, le Mali, la Somalie, l’Irak et ailleurs.

Un article interne qualifié de « mini-concept » au cours de l’été explore d’autres moyens d’empêcher les personnes indésirables de venir en Europe.

Il propose le recours à des « experts invités » ainsi qu’à des « équipes spécialisées » pour aider à transformer les pays d’accueil en États de police des frontières bien équipés.

Cela comprend la mise en place d’une « conscience et surveillance de la situation pré-frontière », un code probable pour la collecte de renseignements. Ils seraient également utilisés pour former la police des frontières et développer des méthodes et des outils d’enquête pour réprimer le trafic de migrants.

Une partie de ces plans vise également à conférer aux missions des « fonctions semi-exécutives », leur permettant d’apporter un soutien direct à la police et de mener des enquêtes conjointes.

Signe de la sensibilité de l’idée, le journal insiste sur le fait que « les autorités nationales doivent s’approprier » et que le personnel de la mission « doit toujours respecter les lois de l’État hôte ».

Régions en conflit

Les missions de l’UE sont situées dans des régions souvent en proie à des conflits.

Celles du Sahel et de la Libye sont déjà actuellement mandatées pour aider à stopper les départs de migrants vers l’Europe, tandis qu’en Somalie, en Irak et en République centrafricaine sont davantage axées sur la lutte contre les causes profondes de la migration.

D’autres au Mali sont mandatés pour renforcer la gestion des frontières afin d’endiguer le trafic de migrants.

Au Niger, l’UE aide les autorités depuis 2016. Mais avec Agadez, une ville du Niger considérée comme une importante plaque tournante de la contrebande, le mandat de la mission a récemment été prolongé de deux ans.

La police des frontières de l’UE Frontex dispose également d’un officier de liaison à Niamey et d’une cellule d’analyse des risques utilisée par les autorités nationales, financée par l’UE.

Agences de l’UE

Mais le « mini-concept paper », rédigé par la branche politique étrangère de l’UE, veut aller plus loin. Cela comprend l’alimentation et le partage de plus d’informations entre les missions et les agences de l’UE, ainsi que l’envoi d’experts en matière de frontières et de politiques.

Cela pose une foule de questions sur les droits, puisque la politique migratoire de l’UE repose sur des régimes despotiques.

Les autorités irakiennes se sont par exemple rendues au bureau principal de Frontex à Varsovie.

Et la mission de l’UE en Somalie aide les garde-côtes du Somaliland à arrêter les migrants, tout en soutenant le bureau central national d’Interpol à Mogadiscio.

Europol, basé à La Haye, un réseau de police faîtier, est également fortement impliqué.

Son centre de trafic de migrants dispose déjà d’un centre d’échange d’informations utilisé pour fournir une image criminelle des passeurs. Frontex, Interpol et l’opération navale de l’UE Irini l’utilisent également.

En 2018, Europol a invité un Délégation libyenne à visiter le quartier général à La Haye pour discuter des opérations.

L’UE aide depuis des années les autorités libyennes dans leurs efforts plus larges pour empêcher les personnes de partir par bateau à travers la Méditerranée.

Mais le pays est un foyer d’abus, y compris des rapports de viols et de meurtres, dans tous ses centres de détention, dont certains sont gérés par des milices libyennes.




euobserver-neweurope

Toutes les actualités du site n'expriment pas le point de vue du site, mais nous transmettons cette actualité automatiquement et la traduisons grâce à une technologie programmatique sur le site et non à partir d'un éditeur humain.