Skip to content
Lorena Wiebes, sprinteuse douée et premier maillot de l’histoire du Tour de France Féminin

A 23 ans, la Néerlandaise Lorena Wiebes (DSM) a déjà remporté 52 courses dans sa carrière. Dernière victoire en date dimanche sur la première étape du Tour de France Féminin à Paris.

Qui peut arrêter Lorena Wiebes dans un sprint ? La Néerlandaise de 23 ans a une nouvelle fois prouvé son statut de meilleure sprinteuse du monde, dimanche 24 juillet, en remportant la première étape du Tour de France féminin, lui permettant de porter un maillot jaune historique.

Est-ce l’habitude des podiums ? Pourtant, quand vint le temps d’obtenir la précieuse tunique, elle garda à distance le solennel. Elle est venue avec un bébé. Pas ça. « J’ai fait un pari avec une amie, je lui ai dit que j’essaierais de l’emmener avec moi. (…) Ce n’est pas mon bébé, sinon je pense que je n’aurais pas pu être là, je pense », a-t-elle déclaré avec un sourire. Le chérubin, lui, avait peu de goût pour la plaisanterie. Il était en larmes pendant la séquence.


Mais malgré cette légèreté, Lorena Wiebes était venue sur les Champs-Élysées déterminée. Elle avait aussi annoncé la couleur sur ses ongles, vernis jaune sur la main gauche, vert sur la droite. Comme la couleur des deux maillots qu’elle a obtenus avec sa victoire autoritaire.

Pour l’emporter, la Néerlandaise s’est montrée meilleure que sa compatriote, la légende Marianne Vos. Dans une tentative de victoire, la triple championne du monde (2006, 2012 et 2013), a lancé le sprint de loin pour tenter de s’imposer sur l’avenue parisienne, comme en 2014, lorsqu’elle avait remporté la première édition de La Course by Le Tour sur ces mêmes pavés. Mais Wiebes, bien placé dans le dernier virage, n’a pas été surpris dans ce douzième tour du circuit autour du jardin des Tuileries et sur les Champs-Élysées, emprunté par les hommes en début de soirée.

>> À lire aussi ActuElles : Le retour du Tour de France Féminin, une étape majeure pour le cyclisme féminin

« Les filles ont fait un travail incroyable. J’ai pu accélérer à nouveau pour passer Marianne sur la ligne », louait Wiebes à l’issue du 82 km, conscient que la meilleure sprinteuse du monde ne peut souvent rien faire en l’absence d’un « train » de coéquipiers performants pour rouler sur les échappées et l’amener dans les meilleures conditions jusqu’aux derniers hectomètres où il fait parler sa puissance.

Premières victoires

Cependant, le premier amour du sport de Lorena Wiebes n’a pas été le cyclisme : elle est d’abord tombée amoureuse de la gymnastique puis du football. Puis, elle a d’abord préféré le cyclo-cross avant de finalement prendre la route à l’âge de 14 ans.

Eh bien, il l’a pris. La fusée DSM fonce sur son vélo comme dans la vie : elle est passée professionnelle à 18 ans. Sa victoire sur les Champs-Élysées était déjà la 52e de sa carrière à tout juste 23 ans, sans doute la plus grande. « C’était l’objectif depuis le début de la saison », a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse. Je me suis mis la pression dès que j’ai vu le parcours. »

Ses talents de pure sprinteuse lui ont déjà valu un record aussi long que son bras. En 2019, elle devient championne des Pays-Bas, un véritable exploit alors que le pays survole le cyclisme féminin. Cette année, elle a terminé numéro 1 mondiale à seulement 20 ans, après avoir levé les bras 15 fois dans l’année.

En l’an 2022, il est en lévitation. La Néerlandaise a déjà levé les bras à 16 reprises avec, parmi ses exploits, trois victoires d’étape et le classement général du RideLondon-Classique, trois étapes sur le Women’s Tour et quatre étapes sur le Baloise Ladies Tour, juste avant le Tour de France. C’est simple : dans un sprint massif, seule la championne du monde italienne Elisa Balsamo a pu la priver de succès cette année. Et encore, seulement deux fois. Hommes comme femmes, elle est tout simplement LA coureuse.


Si Lorena Wiebes n’a pas les qualités d’escalade nécessaires à une victoire finale, elle devrait encore avoir quelques occasions de briller sur le Tour de France, à commencer par la deuxième étape entre Meaux et Provins. Et viser le maillot vert ?

« L’étape de demain est vraiment importante », prévoit déjà Wiebes. « Le maillot vert, on ne va pas y laisser une énergie folle », assure-t-elle. « Il y aura le général (classement) pour jouer avec Juliette (Labous, la meilleure chance française). »

Le maillot jaune sait aussi jouer collectivement.



Toutes les actualités du site n'expriment pas le point de vue du site, mais nous transmettons cette actualité automatiquement et la traduisons grâce à une technologie programmatique sur le site et non à partir d'un éditeur humain.