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L’OM veut faire autre chose que des extras cette année

Auréolé du record de défaites consécutives en Ligue des champions lors de sa dernière apparition dans la compétition, l’OM veut faire mieux cette année. Avec un groupe à portée de main et un mercato musclé, Marseille a des raisons d’y croire.

Nouvelle année, nouveau départ. Après deux dernières terribles expériences en Ligue des champions, l’OM entame mercredi à Londres son nouveau périple européen, face à Tottenham, avec pour objectif d’effacer ses dernières performances calamiteuses dans la compétition.

Jorge Sampaoli avait posé le débat en mai, avant même la soirée de rêve qui offrait à l’OM sa qualification pour la C1 in extremis : « Est-ce qu’on veut la Ligue des champions pour de l’argent ? Ou pour être compétitif ? , ça n’a pas de sens. »

Lorsqu’il a quitté ses fonctions début juillet, le technicien argentin avait en effet répondu à sa question. L’effectif dont il disposait alors et les discussions tenues avec son président Pablo Longoria autour du mercato ne lui semblaient pas une garantie suffisante pour poursuivre de véritables objectifs européens.

Il faut dire que l’OM a payé pour voir. Ses deux dernières participations en C1 ont été des épreuves, avec six défaites en six matches en 2013/2014, puis cinq de plus et une seule victoire il y a deux ans, dans les stades vides de l’ère Covid. Le succès finalement obtenu alors face à l’Olympiakos avait mis fin à une série de 13 défaites en C1, un tristement célèbre record européen. D’une certaine manière, l’OM repart de zéro mercredi à Londres.

« L’objectif numéro 2 est d’être à la hauteur »

Interrogé sur le sujet lundi, Longoria est tout de même resté très prudent et a rappelé que les Marseillais étaient déjà très heureux d’être là. « On doit se qualifier chaque saison en C1, c’est l’objectif numéro un de la saison. L’objectif numéro 2, c’est d’être à la hauteur », a-t-il déclaré.

Deux mois après le départ de Sampaoli et au moment de lancer leur tournoi sur la pelouse de Tottenham, les Marseillais sont donc petits mais ont encore quelques raisons de penser qu’ils peuvent imiter Lille, qualifié la saison dernière pour les 8e de finale.

D’abord, l’équipe s’est renforcée, même s’il lui manquera mercredi Alexis Sanchez, la cerise sur le riche gâteau cuisiné par Longoria pendant le mercato (12 arrivées), et peut-être Dimitri Payet. Mais avec les défenseurs Eric Bailly et Chancel Mbemba, le meneur espagnol a apporté l’expérience européenne au groupe d’Igor Tudor.

Une poule à portée malgré Tottenham

Surtout, les matchs face à Tottenham ressemblent à des bonus. Les Anglais, finalistes de l’épreuve en 2019 mais qui figuraient en Ligue Europa puis en Conférence de Ligue Europa ces deux dernières saisons, sont en effet de nets favoris d’un groupe ouvert, qui accueille également l’Eintracht Francfort, bonne pioche du chapeau 1, et Sporting Lisbonne.

Dans cette poule aux faux airs de Ligue Europa, « ouverte » comme le reconnaissait Longoria, l’OM peut croire en ses chances et viser la qualification ou, au moins, la 3e place, qui lui permet de poursuivre l’aventure à l’étage inférieur.

« L’équipe est prête et on démarre avec beaucoup de joueurs en forme. Mais il ne faut pas oublier qu’on est l’équipe du 4e chapeau », a néanmoins relativisé Tudor.

Mbemba, impeccable depuis son arrivée de Porto cet été, veut pour sa part y croire. « On est un grand club, qui doit être le plus haut possible. Il faut passer les phases de poules, ce n’est pas facile mais c’est important pour donner une bonne image à l’OM », a expliqué le défenseur central. AFP.

A Londres, surtout en l’absence de Sanchez, l’OM ne doit pas se précipiter à l’attaque. Mais le système Tudor a donné ses premiers fruits et les Marseillais, qui n’ont pas encaissé le moindre but lors de leurs trois derniers matches, arrivent avec beaucoup de confiance et quelques certitudes accumulées au fil des victoires obtenues en L1, cinq sur les six premières. journées.

L’ancien d’Arsenal, l’ennemi juré de Tottenham, Mattéo Guendouzi et Nuno Tavares, intenable depuis le début de saison, sera également là pour apporter un supplément d’âme. Face à Harry Kane, Son Heung-min et la science tactique d’Antonio Conte, ça ne suffira pas, mais ça ne peut pas faire de mal.

Avec l’AFP

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