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Nouvelles sportives

L’Olympique Lyonnais se sépare de son entraîneur : Fabio Grosso, grosse erreur sur toute la ligne


Quand John Textor a-t-il cru que Fabio Grosso pouvait sauver l’Olympique Lyonnais ? Atterrir chez un OL qui se retrouve 17ème de L1 tout en visant l’Europe demande d’avoir la peau épaisse. Être capable de traverser les tempêtes avec une direction précise, redonner confiance à son équipe : telles sont quelques-unes des qualités essentielles pour sortir un club du trou. Le costume n’a jamais été coupé pour l’Italien dont les qualités de meneur d’hommes restent à démontrer. Le choix de Textor démontre la déconnexion profonde du nouveau patron de l’OL avec le terrain, la Ligue 1 et tout ce qui doit alimenter la progression lyonnaise au quotidien.

Comment pouvait-il croire que le recrutement d’un homme dont la principale réussite était un titre en Serie B italienne allait résoudre les problèmes profonds qui miné et miné encore l’équipe ? Un entraîneur éloigné de la Ligue 1 pendant 14 ans et son passage en tant que joueur à l’OL. Rien ne correspondait entre le cahier des charges et le profil choisi. Grosso savait-il au moins où il allait ? Était-il conscient de l’ampleur du projet ? Rien n’est moins sûr.

Fabio Grosso lors de sa présentation à l’OL, le 18 septembre 2023

Crédit : Getty Images

Cherki, Lacazette et la taupe

Car à Lyon, les oeillères sont à la mode depuis des mois et le refrain « ça ira mieux demain », entonné par le patron, ne résout rien, bien au contraire. L’environnement n’était pas favorable, mais Grosso n’a rien fait pour l’apprivoiser. Arrivé à Lyon dans un cadre strict, il s’est montré à l’écart lorsqu’il a fallu cajoler. Le champion du monde 2006 n’a pas choisi la bonne méthode. Lyon est malade, il fallait le guérir.

L’Italien est arrivé avec ses principes et c’était à ses hommes de s’adapter à lui et non l’inverse. Le problème est que le plan n’a jamais été clair. Grosso a beaucoup essayé, changeant d’onze et de système presque tous les week-ends. Sa grande erreur est d’avoir ajouté de l’incertitude à un environnement déjà rempli de doutes. Trois épisodes résument les failles de sa gestion. D’abord la gestion du dossier Rayan Cherki. Le jeune Lyonnais, qui s’est révélé avec Laurent Blanc, a été très vite exclu du onze de départ même s’il a continué à briller chez les Espoirs.

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Rayan Cherki et Lyon sont en grand danger.

Crédit : Getty Images

Alexandre Lacazette, meilleur buteur du club l’an dernier, a également goûté au banc avant d’être expulsé à la mi-temps le week-end dernier alors que son équipe a dû combler un écart de deux buts. Grosso n’a pas mis ses meilleurs éléments dans des conditions favorables à leur épanouissement. Sans doute ont-ils également payé un rendement bien inférieur à ce que l’on est en droit d’attendre d’eux. Mais dans sa situation, avec cet effectif dont la valeur continue d’être surévaluée, l’OL pourrait-il se permettre le luxe de se priver de Cherki et Lacazette ?

À la recherche de moutons noirs plutôt que de solutions

Le dernier épisode, peut-être le plus révélateur, reste le psychodrame de la taupe. Trente minutes pour débusquer le traître après les révélations de Jérôme Rothen sur RMC et, comme toujours en pareil cas, pas de tête qui dépasse. Grosso, en colère, a annulé l’entraînement ce mardi. Chercher la brebis galeuse plutôt que les solutions, répandre un climat de suspicion dans le vestiaire plutôt que fédérer tout le monde dans un même sens : le sélectionneur s’est épuisé dans un combat vain et secondaire. Même l’attaque du bus à Marseille n’a pas déclenché de syndicalisation autour de l’entraîneur, sauf dans les rangs des supporters plutôt que dans les vestiaires. Malheureusement, les chansons valent moins de points que le terrain.

L’OL a perdu beaucoup de temps avec Grosso. Deux mois, c’est peu dans la vie d’un club, c’est interminable quand ça ne va pas. Avec sept points au tiers du championnat, la Ligue 2 est un horizon de moins en moins hypothétique. A moins de trouver l’homme capable de remettre les têtes à l’endroit. Textor n’a plus le droit à l’erreur.

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