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L’irrésistible ascension de l’Atlético de Paris 13, Petit Poucet du Championnat National

L’Atlético de Paris 13, basé au sud-est de Paris, a débuté le championnat national à la mi-août alors qu’il était encore amateur il y a dix ans. Une progression fulgurante pour le club francilien qui compte surtout se pérenniser au niveau professionnel, à l’instar du Paris FC ou du Red Star.

C’est l’histoire d’un petit club qui se fait doucement mais sûrement un nom dans le paysage du football français. L’Atlético de Paris 13 – ex-FC Gobelins, qui a changé de nom en 2020 – connaît depuis une décennie une ascension singulière à faire des envieux de tout club amateur.

Sept montées de division en 11 ans, un passage du niveau Excellence (niveau 10) au championnat National (l’antichambre du football professionnel) cette année : Paris 13 Atlético fait son entrée dans le camp des grands clubs franciliens comme Versailles et le Red Star – au même niveau – et pas très loin du Paris FC – en Ligue 2.

Le club dispose d’un budget total de 1,6 million d’euros, soit la moitié de la moyenne des clubs évoluant en National. Pas de quoi décourager son président, Frédéric Pereira, qui endosse sans circonvolution le costume de Petit Poucet. « Il ne faut pas oublier d’où on vient et ne pas dépenser l’argent qu’on n’a pas », a-t-il expliqué au Figaro. Avant d’expliquer que l’objectif est de « pérenniser le club et de travailler avec la mairie pour de meilleurs aménagements ».

Car Paris 13 Atletico ne dispose pas des infrastructures d’un club de ce niveau pour évoluer de manière optimale : le stade Boutroux, son terrain au sud-est de Paris juste à côté du périphérique, ne possède qu’une seule tribune de 214 places, et il doit être remis aux normes cette année pour accueillir des matchs nationaux. En attendant, plusieurs matches seront délocalisés au stade Charléty – l’antre du Paris FC -, comme ce sera le cas le vendredi 19 août face à Saint-Brieuc.

« J’ai grandi à 100 mètres du stade de Boutroux. Ma première licence, je l’ai prise à 7 ans, en 1988, ici », explique Frédéric Pereira, qui se définit comme un « gamin du club ». Le président du club voit dans l’ascension de Paris 13 l’Atletico « une suite logique ».

« Apprendre vite »

Mais la tâche ne s’annonce pas aisée en National. Le club est présent pour la première fois à ce niveau et, au-delà d’être un petit poucet d’un point de vue économique, c’est un novice en terme d’expérience.

« Nous n’allons pas pleurer avant d’avoir mal. Bien sûr, en termes budgétaires, nous sommes loin des autres. Mais c’est du foot, pas de la bourse ou du commerce », a expliqué au Parisien le nouvel entraîneur du Paris 13 Atlético, Jean-Guy Wallemme. « Nous avons travaillé pour mettre les choses en place. Nous attaquons ce championnat avec conviction, humilité et ambition.

L’ancien joueur professionnel du RC Lens et de l’AS Saint-Étienne entend bien insuffler à son effectif les exigences du haut niveau. « Ils sont montés (plusieurs fois) en grade, mais maintenant nous sommes en apprentissage. Il va falloir apprendre vite, car la plupart des joueurs ne connaissent pas ce championnat (le National, NDLR) », a-t-il également déclaré dans un entretien accordé à RMC Sport.

Pour ce faire, l’Atletico Paris 13 a procédé à un recrutement estival astucieux malgré des moyens limités : il a notamment fait venir des joueurs ayant connu le football professionnel comme le gardien Didier Desprez (ex-RC Lens, Paris FC, Charleroi) ou encore l’attaquant Fantamady Diarra (222 matches de Ligue 2).

Suffisant pour espérer une suite cette année ? La tâche s’annonce ardue, d’autant plus avec la refonte par la Ligue de football professionnel du système de promotion/relégation en 2022-2023. Conséquence : six clubs de National seront relégués en National 2 à l’issue de la saison… soit un tiers des clubs disputant le championnat cette année.

L’Atlético de Paris 13 tentera de ne pas suivre l’exemple d’autres clubs franciliens qui ont brièvement joué à ce niveau – comme Villemomble et Drancy (Seine-Saint-Denis) ou l’Entente Sannois Saint-Gratien (Val-d’Oise). .

A l’image de ses maillots, qui représentent un certain ancrage territorial – le 13ème arrondissement de Paris avec la bibliothèque François Mitterrand et la Cité de la mode – le club parisien ambitionne de s’inscrire dans la durée en suivant l’exemple de clubs comme le Paris FC ou le Red Star, dans l’ombre du PSG.



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