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Nouvelles sportives

Lionel Messi enfin adoré dans toute sa splendeur


Génie virevoltant à la personnalité discrète, faisant de l’exploit une routine, le joueur argentin a rejoint dimanche l’Olympe du football en remportant enfin la Coupe du monde, ce qui lui a valu de prétendre au statut de plus grand footballeur de l’histoire. .

Au terme d’une finale d’anthologie, quand Lionel Messi s’est penché pour embrasser la Coupe du monde, on a cru voir le jeune prodige insouciant de ses débuts. Comme si, à 35 ans, remporter enfin ce trophée qu’il convoitait tant pour son pays le libérait du poids des années et des responsabilités. Puis, la « Pulga » a relevé la tête. Sa barbe réapparut alors qu’il célébrait ce titre avec un peuple argentin qui l’adorait enfin à sa juste mesure, le disposant à la gauche de Maradona avec ce troisième trophée suprême apporté à son pays.

L’ombre du petit attaquant s’est encore allongée. Voici Lionel Messi parmi les légendes du football, ces champions du monde enviés et adulés, que des héros comme Johan Cruyff, Michel Platini ou Ferenc Puskas n’ont jamais réussi à être. Avec ce 41e Trophée le plus prestigieux de sa longue et fructueuse carrière, Messi atterrit au sommet de la pyramide des monstres du football, jusqu’à son compatriote Diego Maradona, sacré en 1986.

Et s’il y a un match avec le « King » Pelé, seul joueur aux trois titres mondiaux, mais qui n’a jamais joué pour un club européen, le majestueux palmarès de l’Argentin risque d’être difficile à égaler… Même Cristiano Ronaldo, quintuple Ballon d’Or ‘Ou, se retrouve laissé pour compte : à 37 ans, le Portugais ne sera probablement jamais champion du monde et s’incline devant son éternel rival, « un incroyable, magique, top player », avait-il résumé en novembre.

Une liste complète

En Argentine, le sacre de l’Albiceleste a déclenché des scènes d’extase. Jusqu’à dimanche, les supporters considéraient Messi comme immense mais il n’y avait qu’un seul « Dios », Diego Maradona, le « Pibe de Oro ». La troisième étoile va tout changer. « Maintenant, je sais quel joueur prendra ma place dans le football, et il s’appelle Lionel Messi », a prophétisé Maradona en 2010.

De plus, Messi a gagné bien plus que Maradona et Pelé. Sept Ballons d’Or, quatre Ligues des champions, une avalanche de championnats et de coupes avec Barcelone puis avec le Paris SG, une Copa America en 2021 et donc cette Coupe du monde.

Il est le capitaine de la sélection argentine, son meilleur buteur (98 buts), celui qui a le plus porté le maillot (172 sélections). Oubliées, les déceptions de 2014 (défaite en finale) ou 2018 (échec contre la France en huitièmes). Effacée, sa brève retraite internationale en 2016, après une troisième défaite en finale de la Copa América.

Un attaquant imparable

Désormais polythéiste, l’Argentine vénèrera à jamais le gamin de Rosario, entré au firmament avec la troisième étoile de l’Albiceleste, 36 ans après l’épopée maradonienne de 1986.

Messi est né un an plus tard, en 1987, à Rosario, dans le nord du pays. Lorsque la planète a découvert ce gamin aux cheveux longs, elle a été émue par le sort du petit gaucher qui, selon l’histoire établie, a quitté l’Argentine à l’âge de 13 ans pour trouver un club à Barcelone qui a financé son traitement médical pour s’installer. ses problèmes de croissance.

Lancé en équipe première du Barça en 2004, l’attaquant quitte le club en 2021, devenant le joueur le plus titré du club en accumulant les records : meilleur buteur de l’histoire du Barça, meilleur buteur de l’histoire de la Liga espagnole, recordman du nombre de buts sur une année civile (91 en 2012)…

Joueur d’exception, Messi a développé des qualités innées qui font la différence : vitesse, vision, dribble dévastateur et finition chirurgicale. « Aucun système défensif ne peut l’arrêter, aucun entraîneur. Il est trop fort », résumait un jour Pep Guardiola, son ex-mentor au Barça.

Un père avec une vie bien rangée

Au Qatar, Messi a ajouté une arme à sa panoplie : une touche d’agressivité si prisée en Argentine. On l’a vu afficher un visage inconnu de chambreur, vindicatif et colérique après la victoire de l’Albiceleste en quart de finale contre les Pays-Bas, avec son désormais célèbre « Qué miras, bobo ? (Qu’est-ce que tu regardes, crétin ?, NDLR) » , adressée au Néerlandais Wout Weghorst, auteur d’un sosie, lors de son interview en direct.

Malgré tout, Messi n’aura jamais l’aura presque mystique qui entoure Maradona. Mais il ne la cherche pas. Les prises de parole de l’attaquant du PSG restent rares et sans relief. Ses nombreux tatouages ​​sont la seule excentricité de ce père de famille à la vie bien rangée.

Goût du jeu, timidité touchante et sourire d’enfant ont également valu à l’Argentin des avis très positifs, contrairement au « bling-bling » de Cristiano Ronaldo, une image seulement ternie par une condamnation pour fraude fiscale en 2017.

Malgré tout, Messi a réussi à conserver un statut de gendre idéal, en couple avec Antonella, ami d’enfance, et père de Thiago, Mateo et Ciro. L’aîné des trois bambins mesure aussi la carrure de son père, comme l’a dit Messi un jour, tout sourire : « A chaque fois que je sors de la maison, (Thiago) se fâche et me demande : ‘Papa, tu vas encore marquer des buts ?

Avec l’AFP

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Cammile Bussière

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