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L’homme qui a l’audace de rêver


Quand un jeune gay, timide, sensible, fatigué de se faire harceler, décide un jour d’arrêter d’avoir peur, ça risque d’exploser et de se colorer comme un feu d’artifice.

Inspiré par l’audace de Madonna, Nicolas Lemieux, président de GSI Musique, a décidé d’accepter sa différence et de prendre sa place dans le monde. Son côté créatif a ensuite laissé émerger des idées folles – en particulier celles qui ont le potentiel de rassembler les gens.

« J’entends tellement de gens parler de espèces. Mais tu fais avec de bonnes idées! Il faut essayer des choses et je suis au top », avoue d’emblée l’audacieux producteur culturel.

Le gars derrière le succès du film immersif Bébé symphonique, présenté au Planétarium, c’est lui. Le gars derrière Histoires sans paroles – Symphonic Harmoniumbientôt à Trois-Rivières, c’est lui aussi. Orchestre symphonique de Montréal sur le mont Royalc’était aussi sa grande idée pour le 375e anniversaire de la métropole.

L’univers de Riopelle

En 2023, il y aura une autre rencontre prometteuse entre des univers inattendus : les œuvres du peintre Riopelle et de l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM).

Nicolas Lemieux est animé par des idées qui font les manchettes et il a dix ans de projets avec l’OSM devant lui; les grands ouvrages sont construits longtemps à l’avance.

« Quand tout le monde te dit non, c’est là que c’est le plus marrant ! dit-il en riant.

Les projets qu’il embrasse sont loin d’être faciles. Il rassemble des univers qui, autrement, évoluent en parallèle. Il jongle avec des équipes et des budgets gigantesques. Il risque des millions de dollars dans une industrie de plus en plus segmentée, qui a tendance à voir à travers une lentille plus petite.

« J’essaie de créer des projets qui font rêver les gens, qui les emmènent ailleurs. On crée de grands artistes quand on rassemble les générations », s’exclame-t-il.

Nicolas Lemieux est un rassembleur, un gars de Québec qui rêvait de diriger les Nordiques et qui a déménagé à Montréal en difficulté lorsque l’équipe est partie pour le Colorado.

Il a mis sa passion au service de la musique, avec la nostalgie de ces années où la culture était une communion. Avec deux ou trois chaînes de télévision dans les années 1980, bien avant l’arrivée de la musique à la carte sur nos téléphones, un succès québécois était connu autant d’un adolescent que de sa grand-mère.

C’était aussi une époque où l’on construisait des carrières artistiques sur le long terme.

« Aujourd’hui, on adopte et on jette très vite. On fait venir beaucoup de nouvelles personnes sur un tout petit marché, donc on ne se développe plus dans une optique de pérennité », déplore-t-il.

C’est pourquoi il met en avant de grands artistes comme Diane Dufresne ou Harmonium. Qu’il développe leurs oeuvres à travers le symphonique, pour les faire découvrir ou redécouvrir. « J’adore mélanger les gens. Rassemblez-les ! »

tournée nord-américaine

Le film bébé symphonique, pour lequel le Planétarium a vendu 20 000 billets, et qui s’apprête à tourner dans les dômes d’Amérique du Nord, est une expérience musicale et visuelle qui représente une première incursion dans la musique classique pour 80 % des spectateurs ; bébés, jeunes parents et grands-parents ensemble.

Nicolas a perdu certains de ses proches trop tôt. C’est peut-être aussi pourquoi il travaille sans relâche pour rapprocher les publics et les familles, comme pour dissiper les sentiments de vide et de solitude.

GSI Musique

◆ Année de fondation : 1983

◆ Fondateur : robert vinet

◆ Localisation du siège social : Montréal

◆ Secteur d’activité : Musique

◆ Nombre d’employés : dix

Profil de Nicolas Lemieux

  • Poster : PDG
  • Âge : 45 ans
  • Éducation: commercialisation de la mode



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