L’État français bloque le projet d’interconnexion électrique entre la France et le Royaume-Uni censé limiter le recours aux énergies fossiles

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La préfecture de Seine-Maritime a refusé à la société Aquind d’occuper le domaine public français pour y installer des lignes à haute tension entre la France et le Royaume-Uni.
La préfecture de Seine-Maritime a annoncé mercredi avoir refusé d’accorder une concession d’usage du domaine public maritime à la société britannique Aquind, mettant un coup d’arrêt au projet d’interconnexion électrique transmanche entre la France et la Grande-Bretagne porté par cette société.
« Le préfet de Seine-Maritime a notifié à Aquind l’impossibilité d’accorder une concession d’usage du domaine public maritime », annonce mercredi la préfecture dans un communiqué.
Développé par la société britannique Aquind, le projet, estimé à 1,4 milliard d’euros, consiste en la création d’une interconnexion sous-marine d’une capacité de 2 000 mégawatts (MW) reliant les réseaux électriques de France et d’Angleterre.
Ce n’est pas une première : des interconnexions électriques entre la France et l’ensemble de ses voisins existent, la liaison avec le Royaume-Uni datant des années 1980. Les gestionnaires de réseaux européens, dont RTE, estiment qu’une capacité supplémentaire d’environ 6 GW est nécessaire entre la France et l’Angleterre pour répondre aux besoins tout en limitant le recours aux énergies fossiles et en stabilisant les prix. Le projet Aquind représenterait environ 2 GW de cette capacité.
Un gros revers pour l’entreprise britannique et une victoire pour les opposants – notamment les maires d’Hautot-sur-Mer et Sébastien Jumel – qui dénoncent des contraintes pour la région Normandie avec la présence de lignes à haute tension. Par ailleurs, l’élu a constaté l’absence de compensation pour la pêche, déjà pénalisée par l’éolien offshore.
L’entreprise britannique croit toujours au projet
Le 17 juillet, un arrêté préfectoral constate « la conformité du projet aux dispositions du code de l’environnement et délivre en conséquence une autorisation environnementale ».
Mais cet arrêté n’a pas permis de lancer le projet, car « d’autres autorisations restaient nécessaires », rappelle la préfecture.
Parmi ces autorisations figurait l’exploitation du domaine public maritime, « qui repose sur la reconnaissance de son caractère d’intérêt général », relevant d’une décision de niveau national. Cette dernière n’a pas été validée, a annoncé mercredi la préfecture.
Dans un communiqué, Martin Dubourg, directeur France d’Aquind, s’est dit « surpris » par cette décision « compte tenu des besoins croissants d’interconnexion identifiés au niveau européen, notamment entre la France et la Grande-Bretagne, et des politiques mises en œuvre en la matière ».
Cette décision « représente un aléa pour le projet, sans remettre en cause sa pertinence ni sa réalisation à long terme », a-t-il ajouté M. Dubourg.
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