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Les résidences pour personnes âgées de l’Abitibi-Témiscamingue n’ouvriront que partiellement, faute de personnel


Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT) a confirmé à Radio-Canada son intention d’ouvrir les maisons par phases. L’organisation explique cette orientation par la pénurie de main-d’œuvre qui l’affecte.

 » Tant pour Rouyn-Noranda que pour Val-d’Or, on devrait commencer par ouvrir 24 places plutôt que 48, ce qui mettrait moins de pression [sur le] personnel. »

Une citation de Marc Gendron, conseiller principal au CISSS-AT

L’organisme confirme néanmoins que des équipes ont déjà été formées et sont en action pour préparer les soins et services offerts aux futurs résidents.

L’organisation clinique et professionnelle du milieu, la préparation des plans de formation, des parcours de travail, l’organisation concrète des maisons, ça nous prend beaucoupprécise le conseiller principal à la Direction des programmes de déficience intellectuelle, de troubles du spectre autistique et de déficience physique du CISSS-AT, Marc Gendron.

Mouvement du personnel

Le CISSS-AT anticipe que de nombreux travailleurs de la santé, dont des infirmières et des préposés aux bénéficiaires déployés en milieu hospitalier ou en CHSLD, souhaitent être transférés vers des résidences pour personnes âgées et alternatives.

Marc Gendron souligne que cette possibilité pourrait affecter l’offre de services dans d’autres établissements, déjà réduite par le manque d’employés dans le réseau de la santé.

Il est certain et certain que nous regarderons comment mettre en place une contingence à ce moment-là et éviter une catastrophe dans d’autres sites. C’est une de nos préoccupations. On travaille pour les résidences pour personnes âgées, mais aussi pour l’ensemble du CISSS, alors cette perspective d’être hors service ailleurs, on veut l’éviter à tout prix.il note.

Un ordre politique

Le président de la Fédération interprofessionnelle de la santé de l’Abitibi-Témiscamingue (FIQ-SISSAT), Jean-Sébastien Blais, déplore que le CISSS-AT n’attende pas que la pénurie de main-d’œuvre se stabilise pour ouvrir une quelconque place dans les maisons des aînés et alternatives.

Évidemment, pour nous, c’est un ordre politique et c’est Québec qui décide de la priorisation des choix en Abitibi-Témiscamingue. Nous nous y opposons totalement. Je pense que nous avons des décideurs capables de prendre de bonnes décisions sur les services dont la population a besoin à court terme.il croit.

Le président de la Fédération interprofessionnelle de la santé Abitibi-Témiscamingue (FIQ-SISSAT), Jean-Sébastien Blais.

Photo: Radio-Canada / Andreï Audet

Chacune des résidences pour personnes âgées de la région aura également un gestionnaire responsable des locaux. Le CISSS-AT mentionne qu’il sera imputable des soins et services offerts dans l’établissement.

Rappelons que nous avons appris au début du mois de juillet que la construction des résidences pour aînés et alternatives à Rouyn-Noranda et Val-d’Or ne sera pas terminée avant la fin de l’année, comme prévu initialement. Ils devraient plutôt s’achever durant l’hiver 2023.

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