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Les résidences pour aînés sans but lucratif peinent à joindre les deux bouts


Alors que la campagne électorale est en cours, le Réseau québécois des OBNL Habitation demande aux partis politiques de s’engager à mieux les soutenir financièrement.

Nous ne pouvons pas nous empêcher d’être inquietsexplique Léandre Lahaie, président du conseil d’administration de la Bastide des aînées, dans le quartier Beaudry de Rouyn-Noranda.

La résidence située en milieu rural, qui compte 16 unités, est à la recherche d’un préposé aux bénéficiaires, d’un cuisinier et d’un directeur général.

Si nous pouvons recruter du personnel, l’avenir sera meilleurfait valoir M. Lahaie.

Léandre Lahaie, président du conseil d’administration de la Bastide pour seniors. (Les archives)

Photo: Radio-Canada / Guillaume Rivest

Difficile de rivaliser avec le secteur public

À la Place des Argousiers à Malartic, il est également difficile d’attirer du personnel.

« À Malartic, il y a un centre hospitalier et un CHSLD qui emploient beaucoup de monde et le privé ne peut pas concurrencer le public [en ce qui concerne les salaires] », souligne la directrice générale Natacha Alix.

Il en va de même pour la coordonnatrice du Pavillon d’hébergement de Barraute, Madeleine Perron, qui a dû embaucher des préposés aux bénéficiaires d’agences de placement pendant que ses employés recevaient la formation nécessaire.

« Nous voulons rester le plus possible avec seulement deux personnes travaillant pour une agence, car sinon cela coûtera trop cher », explique-t-elle.

Les résidences pour aînés sans but lucratif peinent à joindre les deux bouts

L’entrée de la commune de Barraute. (Les archives)

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Une montée qui fait mal

A la Maisonnée de Normetal, qui accueille neuf pensionnaires, c’est la forte hausse du prix de la nourriture qui a le plus pénalisé le budget.

 » Par mois, c’est entre 50 $ et 100 $ de plus. Et c’est parce que nous courons les spéciales. Nous n’avons pas le choix si nous voulons arriver avec le peu que nous avons. Il faut beaucoup jouer à la marionnette. »

Une citation de Réjean Perreault, président de la Maisonnée de Normetal

La principale source de revenus de ces résidences à but non lucratif est le loyer payé par les résidents. Plusieurs dirigeants ne veulent pas alourdir le fardeau financier de cette clientèle parfois vulnérable.

Nous ne pouvons pas facturer 4000 dollars [par mois] à une personne âgée vivant en résidenceprécise Natacha Alix.

Au lieu de cela, il cherche de nouvelles sources de revenus par le biais de campagnes de financement, par exemple.

Les résidences pour aînés sans but lucratif peinent à joindre les deux bouts

L’entrée de la commune de Normetal. (Les archives)

Photo: Radio-Canada / Andrei Audet

Vide-greniers

C’est aussi ce qui permet au Domaine de l’hirondelle à Sainte-Germaine-Boulé de se maintenir à flot, en organisant des vide-greniers et en recevant les dons des membres de la communauté.

Le Réseau québécois des OSBL d’habitation demande également à Québec d’en faire plus pour maintenir ce réseau d’hébergement. Une demande appuyée par Léandre Lahaie.

Je pense que nos coûts pour une personne en logement ici par rapport à ce que cela pourrait coûter dans une ressource intermédiaire ou dans un CHSLD, sont vraiment moins élevés. Nous aidons le gouvernement à économiser de l’argent. Il serait intéressant de sentir qu’ils en sont conscients et qu’ils sont prêts à faire des choses pour le reconnaîtreconclut-il.

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