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Les producteurs de rhum entre inquiétude et adaptation

C’est une catastrophe économique pour les distilleries de Guadeloupe, de Guyane, de Martinique et de La Réunion. Nous avons remonté 11 ans en arrière“, s’alarme Michel Claverie, président des producteurs guadeloupéens au Conseil interprofessionnel du rhum traditionnel des départements d’outre-mer (CIRT-DOM).

L’année dernière, les ventes de rhum en France ont enregistré une nouvelle baisse. Seuls 118 228 hectolitres d’alcool pur (HLAP) ont été achetés, soit une baisse de 5,6 % par rapport à 2024.

Après avoir culminé en 2021 à 134.743 HLAP, les ventes se sont depuis effondrées de 12,5% pour retrouver le niveau de 2014. Et les prévisions pour 2026 restent orientées à la baisse.

Le 5 novembre, le CIRT-DOM a demandé à la Direction générale des douanes de débloquer 39 tranches de 3 000 HLAP, soit 117 000 HLAP, alors que la filière rhum dispose d’un quota global d’exportation (plafond d’exportation) de 153 000 HLAP.

Nous sommes confrontés à un monde en mutation. La génération Z consomme différemment. Moins d’alcool et plus de produits alternatifs ou 0%” analyse François Longueteau (le fils), membre du conseil d’administration du CIRT-DOM. “A nous de nous adapter, de nous structurer et de travailler davantage sur la qualité. Le marché des spiritueux premium continue de croître.

Du côté des rhumiers guadeloupéens, les avis restent très partagés.

Chez Damoiseau, premier producteur de l’île, on constate une légère baisse des ventes. “Nous aussi, mais pas autant, donc nous sommes presque très heureux.“, relativise Hervé Damoiseau, porte-parole de la distillerie éponyme.

A Longueteau, le ton est un peu plus alarmiste : «Nous sommes de plus en plus assiégés par les rhums étrangers qui bénéficient de coûts de production bien moindres et d’une puissance commerciale sans commune mesure avec celle des producteurs nationaux.“, explique François Longueteau, (le père) directeur de l’unique distillerie Capesterre Belle-Eau.

L’application, actuellement reportée, de l’accord dit du Mercosur cristallise aussi les craintes des producteurs avec la concurrence annoncée des rhums nicaraguayens et vénézuéliens.

La baisse est efficace pour les rhums agricoles de base. Nous sommes dans la phase descendante d’un cycle mais cela reviendra“, assure Delphine Termosiris, directrice commerciale de la distillerie Reimonencq. “Chez Sainte Rose, nous privilégions un marché de niche, celui des rhums premium destinés aux collectionneurs.“.

Les gens boivent moins mais boivent mieux“, reconnaît Grégoire Hayot, président des rhums Karukéra, pour qui la principale menace du secteur reste avant tout fiscale. “Aujourd’hui, le gouvernement cherche à aligner les accises sur le niveau de celles sur les spiritueux en France métropolitaine. Appliqué à une bouteille de rhum, cela reviendrait à ajouter 9 à 10 euros par bouteille. Le projet a été bloqué mais la tentation existe toujours…

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Source | domain la1ere.franceinfo.fr

Gerard

Gerard est un auteur allemand expérimenté qui collabore avec Lomazoma.com. Né à Hambourg, il possède une formation en littérature et en journalisme. Il a étudié à l'Université de Hambourg, où il s'est spécialisé en journalisme culturel. Sur Lomazoma.com, il écrit sur des sujets tels que la technologie, la société et la culture. Ses articles sont reconnus pour leur profondeur et leur clarté. Durant son temps libre, Bernard aime lire des classiques de la littérature et voyager, ce qui nourrit son écriture.
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