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Les Japonais s’opposent aux funérailles nationales de Shinzo Abe




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Tokyo (Japon).- « Montrons au gouvernement que nous sommes déterminés à dire non », scande la chanteuse et militante, Keiko Ochiai, devant un parterre de 13.000 manifestants, réunis, lundi à Tokyo, pour dénoncer les funérailles nationales de Shinzo Abe, ancien Premier ministre du Japon, abattu en pleine rue le 8 juillet à l’âge de 67 ans.

Depuis trois semaines, le cortège n’a fait que grossir et les rassemblements sont désormais quasi quotidiens. A Shibuya, mercredi, ce sont les groupes religieux qui se sont mobilisés : bouddhistes, shintoïstes ou chrétiens, ils ont manifesté d’une seule voix. « Nous pensons que ces funérailles sont une stratégie politique pour renforcer le pouvoir du Parti libéral démocrate (PLD)expriment ces 52 représentants de divers groupes religieux. Ils bafouent la liberté et la dignité de chacun. » Yasuji Okuda, prêtre shintoïste, ajoute : « Contrairement au Royaume-Uni, ces funérailles n’ont pas lieu, elles se font sous la contrainte. »

A quelques jours des obsèques, prévues le mardi 27 septembre, le Japon n’est pas d’humeur à méditer. L’opposition n’a jamais été aussi forte. Une pétition en ligne compte près de 190 000 signataires.

Tokyo, Japon. Manifestation contre les funérailles nationales de Shinzo Abe, devant le parlement, en septembre 2022. © Photo Johann Fleuri pour Mediapart


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