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Les garde-côtes égyptiens recevront de l’argent de l’UE pour arrêter de fuir les Égyptiens

Les garde-côtes égyptiens devraient recevoir 80 millions d’euros de la Commission européenne pour empêcher les gens de prendre des bateaux vers l’Italie, selon un journal interne.

Rédigé par la Commission européenne et daté du 15 juin, le document indique que plus de 3 500 Égyptiens ont fui le pays par bateau au cours des cinq premiers mois de cette année. Presque tous se sont retrouvés en Italie.

C’est quatre fois plus au cours de la même période en 2021 et dans un pays dont les dirigeants sont plongés dans des violations généralisées des droits de l’homme, notamment des exécutions extrajudiciaires, des tortures systématiques et des disparitions forcées.

Les ressortissants égyptiens sont désormais la première nationalité des personnes arrivant irrégulièrement en Italie, note le journal.

Le document exige une coopération urgente entre l’Égypte, la Libye et d’autres « à la lumière d’une augmentation spectaculaire des arrivées irrégulières de ressortissants égyptiens dans l’UE (Italie) ».

Des millions à débourser cette année

L’argent de l’UE sera distribué en deux phases, indique le journal.

Environ 23 millions d’euros seront distribués cette année pour « l’équipement de surveillance des frontières maritimes ». Les 57 millions d’euros restants sont prévus pour l’année prochaine « pour d’autres équipements à identifier ».

L’ambiguïté du langage suggère qu’il appartiendra aux autorités égyptiennes de décider comment utiliser le nouvel « équipement », en se demandant s’il peut également être utilisé pour réprimer les voix dissidentes.

En mai, une poignée d’ONG, dont Human Rights Watch, ont déclaré que la répression était en plein essor sous le régime du président égyptien Abdel Fattah al Sisi.

Pour sa part, la commission affirme que l’argent fait partie d’un plan de développement visant à soutenir la recherche et le sauvetage de l’Égypte et la surveillance des frontières aux frontières terrestres et maritimes.

Il indique que « l’UE est prête à soutenir l’Egypte » lorsqu’il s’agit d’empêcher les personnes de fuir par bateaux. Il souhaite également renforcer les contrôles de la frontière égyptienne avec la Libye et le Soudan, mais ne donne aucune idée de la manière de procéder compte tenu de l’éloignement de la région.

La commission note qu’elle a également fourni 32,9 millions d’euros de financement humanitaire aux réfugiés et demandeurs d’asile en Égypte.

Pendant ce temps, la police des frontières de l’UE Frontex se prépare dans le cadre d’un projet dit EU4BorderSecurity.

L’Egypte a reçu quelque 4 millions d’euros du projet, qui vise à « renforcer la sécurité des frontières dans le voisinage sud ».

Cela comprend des exercices d’embarquement des garde-côtes, des ateliers physiques et des webinaires pour un coût total d’environ 70 000 € depuis 2019.

Le journal est daté du même jour que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé un accord gazier au Caire aux côtés d’al Sisi.

L’accord, qui inclut Israël, vise à aider les États membres à se sevrer des combustibles fossiles russes.


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