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Les femmes musulmanes noires confrontées à la discrimination multidimensionnelle à Edmonton

C’est la montée alarmante de l’islamophobie au Canada qui a incité le comité à lancer cette série d’audiences à travers le pays, selon la présidente du comité, la sénatrice Salma Ataullahjan. La tournée a débuté mercredi à Vancouver.

Le nombre de crimes haineux contre les musulmans déclarés par la police au Canada est passé de 84 en 2020 à 144 en 2021, selon les données de Statistique Canada.

Dunia Nur, la présidente de laConseil d’engagement civique afro-canadien (ACCES), un organisme d’Edmonton, a demandé aux sénateurs d’étudier l’islamophobie sous différents angles.

Les femmes noires et musulmanes sont confrontées à l’islamophobie, mais aussi au racisme anti-noir, à la phobie des Africains, à la discrimination et à la violence fondées sur le sexe, selon Dunia Nur.

Quand tu es confronté à cette douleur au quotidien, c’est comme si tu étais exclu, isolé, que tu n’appartenais à aucune communauté.Dunia Nur a expliqué dans une interview après sa présentation aux sénateurs.

Les femmes musulmanes noires ont été la cible de nombreuses attaques verbales et physiques à Edmonton au cours des dernières années. Selon une victime citée par Mme Nur devant le comité jeudi, la police d’Edmonton l’a même découragée de porter plainte.

La sénatrice Salma Ataullahja estime que le comité devrait se pencher sur l’islamophobie sexiste.

On remarque que la situation est vraiment difficile pour les femmes musulmanesexplique le président de la commission des droits de l’homme. Si vous êtes noir et musulman, c’est encore pire.

Dunia Nur aimerait que le comité aille plus loin. Elle veut un public dédié aux femmes musulmanes noires car elles ont été largement exclues des consultations sur la violence dans le passé, dit-elle.

Je ne vois personne ici directement de cette communautéMme Nur a déclaré au comité sénatorial.

Suivi des allégations

La sénatrice Mobina Jaffer s’est dite choquée par ce qu’elle a appris au sujet de la police d’Edmonton lors de l’audience. Le comité assurera le suivi, a-t-elle dit.

 » Entendre des membres de la communauté qu’ils reçoivent peu de soutien de la police me choque, ce n’est pas l’image que j’ai de notre système policier. »

Une citation de Mobina Jaffer, membre du Comité sénatorial des droits de la personne.

Le service de police d’Edmonton n’a pas commenté les allégations présentées au comité.

Les membres du comité poursuivront leurs audiences à Québec et à Toronto au cours des prochaines semaines. Ils soumettront ensuite des recommandations au gouvernement fédéral pour vaincre l’islamophobie.

Avec des informations d’Andrea Huncar et Min Dhariwal

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