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Les eurodéputés écologistes dans le dernier élan pour une plus grande part des énergies renouvelables


Les eurodéputés verts font pression pour augmenter la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique final de l’UE à 56 % d’ici 2030, dans le but d’accélérer la transition énergétique des États membres de l’UE.

Le Parlement européen votera la semaine prochaine le texte final de son rapport sur la directive révisée sur les énergies renouvelables (RED) lors de sa session plénière à Strasbourg.

  • Christian Breyer, l’un des auteurs du rapport, affirme qu’un système énergétique entièrement basé sur les énergies renouvelables est réalisable en Europe bien avant 2050 (Photo : EU PVSEC)

Les législateurs européens de la commission de l’industrie et de l’énergie ont convenu en juillet que la part des énergies renouvelables devait être portée à 45 % d’ici 2030, contre 40 % précédemment proposés par la Commission européenne dans le cadre du paquet Fit for 55.

Mais les eurodéputés verts soutiennent qu’un tel objectif n’est pas assez ambitieux et peut être augmenté – y compris des sous-objectifs nationaux et sectoriels contraignants et investir dans l’efficacité énergétique.

« Il sera difficile d’atteindre la majorité… mais nous essayons de montrer que nous pouvons faire encore plus », a déclaré l’eurodéputé finlandais Ville Niinistö.

Entre-temps, l’Europe pourrait parvenir à un système énergétique entièrement basé sur les énergies renouvelables d’ici 2050, selon une étude réalisée par l’université finlandaise LUT et commandée par le groupe Verts/ALE publiée jeudi 8 septembre.

La recherche, qui présente des scénarios avec l’énergie solaire et éolienne comme principale source de production d’électricité, montre que l’Europe pourrait atteindre un système d’énergie renouvelable complet d’ici 2040, voire 2035, avec des investissements massifs.

Bien que les propositions de systèmes entièrement basés sur les énergies renouvelables aient été accueillies avec scepticisme dans le monde entier, les auteurs de cette recherche affirment que de tels scénarios sont à la fois « technologiquement réalisables et compétitifs en termes de coûts » dans toute l’Europe.

Dans l’UE, ce système d’énergie verte nécessiterait que les installations annuelles de solaire photovoltaïque triplent par rapport à 2021. Cela pourrait se traduire par des installations de solaire photovoltaïque sur 1,3 million de toits résidentiels, 104 000 systèmes commerciaux et industriels et 1 000 centrales électriques par an. année, selon Christian Breyer, l’un des auteurs de l’étude.

Le vent à terre devrait également augmenter de 300 % et en mer de 15 fois, ce qui signifie 5 000 à 6 000 turbines terrestres par an et 1 000 turbines offshore par an.

Dans ce scénario, jusqu’à 0,5 % de la superficie de l’UE serait couverte d’installations photovoltaïques et 1,5 % d’éoliennes d’ici 2040, tout en mettant en place des mesures pour compenser l’impact sur la biodiversité.

La Suède ouvre la voie

La recherche soutient que l’électrification des secteurs à forte intensité énergétique tels que le transport routier, le chauffage et les processus industriels grâce aux carburants électroniques et aux produits chimiques électroniques serait essentielle pour parvenir à un système énergétique entièrement basé sur les énergies renouvelables.

Alors que l’énergie solaire et éolienne seraient les principales sources de production d’électricité, les auteurs reconnaissent que d’autres énergies renouvelables telles que l’hydroélectricité, l’énergie des vagues et la bioénergie devraient également jouer leur rôle – et être combinées avec des systèmes de stockage d’électricité et thermique dans les bâtiments et les installations industrielles. .

« Le stockage d’énergie joue un rôle essentiel dans la transition du système énergétique vers des parts élevées d’énergies renouvelables en offrant stabilité et flexibilité », lit-on dans l’étude.

Selon les auteurs, la réalisation d’une économie entièrement basée sur les énergies renouvelables d’ici 2040 nécessiterait des investissements publics et privés dans l’ensemble de l’UE d’environ 1 700 milliards d’euros d’ici 2030, comme le budget à long terme de l’UE (2021-2027) et le plan de relance adopté après la pandémie.

En 2020, les énergies renouvelables ne représentaient que 22 % de l’énergie consommée dans l’UE, selon Eurostat.

La Suède produit plus de la moitié de son énergie à partir d’énergies renouvelables (60 %), suivie de la Finlande (44 %) et de la Lettonie (42 %). En revanche, Malte (11%), le Luxembourg (12%) et la Belgique (13%) étaient les États membres de l’UE avec les parts d’énergies renouvelables les plus faibles en 2020.

Lors d’un vote séparé, les députés voteront également sur la révision de la directive sur l’efficacité énergétique (DEE), qui fixe des objectifs d’économie d’énergie pour la consommation d’énergie dans l’UE.


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