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Les avocats veulent un financement accru pour Legal Aid Alberta

La Calgary Criminal Defence Lawyers Association (CDLA), la Edmonton Criminal Lawyers Association (CTLA) et la Southern Alberta Criminal Defence Lawyers Association (SADLA) ont écrit, en dernier lieu, au ministre de la Justice de l’Alberta, Tyler Shandro, pour discuter du financement du programme d’aide juridique. Ils voulaient obtenir un rendez-vous avant le 29 juillet.

La CDLAla CTLA et le SADLA disent que le gouvernement ne finance pas adéquatement le programme d’aide juridique de la province, qui fournit des services aux Albertains sur des questions de violence domestique, de protection de l’enfance, d’immigration, de défense pénale ou de droit de la famille.

Les trois associations affirment, entre autres, que les avocats de la défense de l’Alberta qui traitent des dossiers d’aide juridique sont sous-payés par rapport à ceux du Manitoba, de la Colombie-Britannique et de l’Ontario. Dans sa lettre du 15 juillet, le CDLA indique que les avocats qui travaillent pour AAL gagnent 92,40 $ de l’heure, comparativement à un taux horaire de 113,39 $ en Colombie-Britannique et de 109,41 $ en Ontario.

Les associations soutiennent que de nombreux avocats albertains ont préféré devenir procureurs de la Couronne, car leur salaire est plus élevé.

Les trois groupes prévoient de se rencontrer mercredi soir pour discuter des prochaines étapes, qui pourraient inclure le retrait de leurs services de l’aide juridique.

A cet égard, le président de la CTLADanielle Boisvert, explique que sans avocats de l’aide juridique, un nombre croissant d’Albertains tenteront de se représenter, ce qui entraînera plus de travail pour les procureurs de la Couronne et les juges et augmentera la possibilité de condamnations injustifiées.

Élargir l’admissibilité à l’aide juridique

Les trois associations demandent également au gouvernement d’élargir les critères d’éligibilité à l’aide juridictionnelle. Dans la lettre que son association a envoyée au ministre de la Justice, Danielle Boisvert explique que les critères en question n’ont pas été indexés à l’inflation.

Les Albertains qui n’ont même pas les moyens d’acheter des biens et des produits de première nécessité, comme des produits frais, sont censés pouvoir se payer un avocat [selon les critères en vigueur]se lamente-t-elle.

Selon l’avocat de la famille et du travail Christian Cormier, les critères posent effectivement problème dans la situation actuelle.

Il faut vraiment gagner très peu pour se qualifier. Ce qui signifie qu’il y a une grande partie de la population qui n’a pas accès à Aide juridique Alberta. Par conséquent, ils n’ont pas accès à la justice car ils n’ont pas les moyens de payer un avocat, car ces frais sont souvent élevés.

Dans d’autres provinces, de nombreux Albertains seraient admissibles à l’aide juridiqueil ajoute.

UN sous-financement chronique

Pour Christian Cormier, le sous-financement de AAL par le gouvernement provincial est également bien réelle.

Aide juridique Alberta est sous-financé depuis des années. C’est un sous-financement chronique. Je dirais même qu’en général, c’est le système judiciaire qui est sous-financéil explique.

 » Il n’y a jamais eu d’augmentation du financement [de Legal Aid Alberta] proportionnelle à l’augmentation de la population. »

Une citation de Christian Cormier, avocat de la famille et du travail

L’attaché de presse du ministre de la Justice, Joseph Dow, affirme que le gouvernement est ouvert à l’idée d’augmenter le budget de AALmais seulement du budget provincial de 2023.

Il précise que l’Alberta offre plus de services d’aide juridique que les autres provinces du pays. Il fait valoir que le gouvernement a augmenté le financement des AAL 47% depuis 2015.

Avec les informations de Madeleine Cummings

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