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Les autorités ukrainiennes annoncent le retrait de leurs forces présentes à Severodonetsk

Les autorités ukrainiennes ont ordonné le 24 juin à leurs forces de se retirer de la ville de Severodonetsk, verrou stratégique du Donbass, où l’armée russe concentre ses efforts dans le cadre de son intervention militaire qui a débuté fin février.

« Cela n’a plus de sens de rester à des postes constamment bombardés depuis des mois […]. Toutes les infrastructures essentielles ont été détruites. 90% de la ville est endommagée, 80% des maisons devront être détruites », a déclaré le gouverneur de la partie de la région de Lougansk jusque-là contrôlée par Kiev, Serguiï Gaïdaï, cité ici par l’AFP.

Alors que le président ukrainien Volodymyr Zelensky prédit toujours une victoire « certaine » face à l’armée russe, Serguiï Gaïdaï avait préparé le terrain dans la nuit du 23 au 24 juin en évoquant un potentiel retrait de la ville. « Sous les bombardements constants, nous avons subi trop de dégâts et une retraite peut être nécessaire […]. Il reste 568 civils dans des refuges à Azot », avait en effet prévenu ce responsable qui fait quotidiennement le point sur la situation militaire dans le Donbass.

Les forces ukrainiennes en difficulté dans le Donbass

L’officier de la République populaire autoproclamée de Lougansk (RPL), Andrei Marotchko, a pour sa part indiqué le 24 juin sur Telegram que tous les villages de la région de Hirske Zolote, à quelques kilomètres au sud de Lyssytchansk, la ville jumelle de Severodonetsk située juste en face de la Donets River, étaient sous contrôle russe ou pro-russe.

Signe des difficultés de l’Ukraine sur le théâtre des opérations, Pavlo Kyrylenko, le gouverneur de la partie de la région de Donetsk sous contrôle ukrainien, plus au sud, avait pour sa part déclaré la veille à l’AFP que « plus rien de la zone sous son administration n’était pas « sûr » pour ses habitants, les combats y étant trop violents.

Dix jours plus tôt, alors qu’elle avait annoncé la mise à disposition d’un « couloir humanitaire pour permettre l’évacuation des civils » de Severodonetsk, la défense russe accusait l’Ukraine d’avoir « cyniquement fait échouer l’opération humanitaire » en ayant entravé son déroulement.

Visée par des frappes russes depuis des semaines, la ville de Severodonetsk est une étape cruciale de l’opération militaire à travers laquelle le président russe Vladimir Poutine revendique, entre autres objectifs, celui de protéger les populations russophones du Donbass, victimes selon lui d’un « génocide ». ”.

Pour rappel, cette région comprend notamment les républiques populaires de Donetsk et Lougansk (dont l’indépendance a été reconnue par la Russie en février) qui font l’objet de bombardements récurrents par Kyiv depuis 2014, année au cours de laquelle les autorités de ces deux territoires avaient annoncé une sécession avec l’Ukraine, à la suite du coup d’État de Maïdan. Au cours des huit dernières années, les hostilités dans le Donbass ont fait plus de 13 000 morts de tous bords, selon l’ONU.

L’intervention militaire russe qui a commencé le 28 février est fermement condamnée par l’Occident, mené par les États-Unis, comme « une attaque non provoquée et injustifiée de l’armée russe ». Outre les mesures de sanction décrétées ces derniers mois contre la Russie, plusieurs chancelleries occidentales revendiquent un approvisionnement récurrent en armes à destination de Kyiv et redoublent d’efforts pour engager le processus d’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne.

Le 23 juin, les dirigeants des 27 Etats membres de l’Union ont ainsi reconnu l’Ukraine et la Moldavie comme candidats à l’adhésion à l’UE.

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