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L’Egypte annonce la mort de onze soldats lors d’une attaque jihadiste dans le Sinaï

Onze soldats ont été tués le 7 mai en Égypte en déjouant une attaque « terroriste » près du canal de Suez dans le Sinaï, une péninsule du nord-est du pays en proie à une insurrection jihadiste, a rapporté l’armée égyptienne. Ce bilan est l’un des plus élevés enregistrés par les forces égyptiennes depuis des années en Égypte.

Ces opérations terroristes ne viendront pas à bout de la détermination du pays et de son armée à couper le mal du terrorisme à la racine

« Un groupe d’éléments takfiri [terme utilisé en général pour désigner les groupes djihadistes ou islamistes radicaux sunnites] lancé une attaque contre une station de pompage hydraulique militaire », a déclaré un communiqué militaire. Les soldats « les ont repoussés et des combats s’en sont suivis au cours desquels onze soldats ont été tués et cinq blessés », selon le texte. Les militaires « continuent de poursuivre les terroristes » jusqu’à « une région isolée du Sinaï », selon la même source.

Le président Abdel Fattah al-Sissi a assuré sur Facebook que « ces opérations terroristes ne viendront pas à bout de la détermination du pays et de son armée à couper le mal du terrorisme à la racine ».

Washington a condamné pour sa part un « attentat terroriste ». « Pendant des décennies, les Etats-Unis ont été et restent un partenaire solide de l’Egypte dans la lutte contre le terrorisme dans la région », a déclaré le porte-parole du département d’Etat Ned Price dans un communiqué.

Plus d’un millier de jihadistes tués, selon les chiffres officiels

L’armée et la police ont lancé en février 2018 une vaste opération « antiterroriste » dans la péninsule du Sinaï où sévissent des cellules radicales, dont certaines ont prêté allégeance au groupe djihadiste Daech. Ils combattent également des insurgés radicaux dans le désert occidental, entre la vallée du Nil et la frontière avec la Libye.

Dans le Sinaï, les attaques se concentrent particulièrement sur un point : les oléoducs et gazoducs qui alimentent Israël et la Jordanie. Régulièrement, l’armée annonce avoir tué des jihadistes dans cette zone.

Au total, plus d’un millier de djihadistes et des dizaines de membres des forces de sécurité ont été tués, selon les chiffres officiels – mais aucun rapport indépendant n’est disponible et le nord du Sinaï est interdit aux journalistes.

La dernière attaque majeure au Caire remonte à mai 2020, lorsqu’une attaque visait les pyramides de Gizeh dans le sud-ouest de la capitale, faisant 17 blessés un mois avant que l’Égypte n’accueille la Coupe d’Afrique des nations. nations du football (CAN). En août 2019, toujours au Caire, une vingtaine de personnes ont été tuées lorsqu’une voiture chargée d’explosifs a percuté trois autres véhicules à grande vitesse, provoquant une énorme explosion. Le 14 avril 2020, un policier et sept membres d’une « cellule terroriste » ont été tués dans des échanges de tirs au Caire. Ces djihadistes s’apprêtaient, selon les autorités, à attaquer des chrétiens lors des fêtes de Pâques.

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