le témoignage poignant d’un leader de Médecins sans frontières dans l’enclave

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ENTRETIEN – Karin Huster effectue son quatrième séjour à Gaza en tant que responsable des activités médicales de Médecins sans frontières. Au total, elle a passé plus de huit mois dans l’enclave bombardée, d’où elle s’est entretenue avec Le Figaro.
LE FIGARO.- Vous avez passé, au total, plus de huit mois Gaza dans deux ans. Comment avez-vous vécu l’évolution de la situation en tant qu’humanitaire sur le terrain ?
Karin HUSTER. – Durant ces deux années, la population a continué à être ballottée d’un point à un autre de l’enclave au gré des frappes de l’armée israélienne, et des zones que cette dernière définit comme «sûr« . En janvier 2024, lorsque je suis arrivé, la plupart des gens avaient déjà été refoulés du nord de la ville de Gaza vers Rafah, à l’extrême sud. La route qui longe la mer était encore déserte, on pouvait y rouler à 90 km/h avec une ambulance en cas d’urgence. Aujourd’hui, elle est envahie par des tentes et des abris de fortune, à savoir des morceaux de plastique et de tissu. On y va à 10 km/h maximum.
Certains refuges sont à cinq mètres de la mer, à la merci des tempêtes hivernales à venir. De janvier à mars 2024, puis d’avril à juin, puis de nouveau à l’automne de la même année, il y a eu…
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