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Le sort d’une turbine Siemens sous sanctions du gazoduc Nord Stream discuté au G7

Selon une dépêche de Reuters, mise en ligne le 22 juin, le prochain sommet du G7 sera l’occasion d’évoquer le sort d’une turbine Siemens bloquée au Canada où elle est en maintenance, dans le cadre des sanctions prises contre la Russie.

Or, c’est une panne d’une turbine de ce type, utilisée par le gazoduc Nord Stream entré en service en 2012 entre la Russie et l’Allemagne, qui a été invoquée la semaine précédente par Gazprom pour expliquer la réduction drastique des livraisons de gaz à l’Allemagne. Ces derniers sont tombés à 40 % de leur volume habituel et ont même totalement cessé en France pour la partie transitant par ce gazoduc.

Cité par Reuters, le ministre canadien des Ressources naturelles, Jonathan Wilkinson, a déclaré que les Allemands étaient « très, très inquiets » d’une baisse des approvisionnements en gaz russe alors qu’ils tentent de reconstituer leurs réserves pour affronter l’hiver. Suivant.

Respecter les sanctions

Evoquant la discussion à ce sujet qui ne pouvait être évitée, le ministre canadien s’est dit « sûr que cela se passera au moins dans les couloirs du G7 », mais a toutefois laissé entendre qu’il doutait qu’une solution soit trouvée, d’ici deux jours dès l’ouverture de cette réunion qui doit avoir lieu en Allemagne.

« Nous voulons respecter les sanctions car les sanctions ont été mises en place pour une raison », a déclaré Jonathan Wilkinson à Bloomberg. « Cela dit, l’intention des sanctions n’a jamais été de causer des problèmes importants à l’Allemagne, qui est l’un de nos amis et alliés les plus proches. Nous sommes donc très saisis de cette question », a-t-il ajouté.

Les éoliennes ont été fabriquées au Canada et doivent y être régulièrement retournées pour maintenance par la société allemande Siemens Energy AG. L’un était en cours de révision à Montréal, mais son retour est bloqué parce que les sanctions canadiennes imposées ce mois-ci interdisent l’exportation de services techniques vitaux vers l’industrie russe des combustibles fossiles.

L’Allemagne en alerte

« Nous essayons d’être sensibles aux inquiétudes exprimées par l’Allemagne et d’autres et essayons de trouver une solution qui nous permettra de nous assurer que nous respectons l’intention des sanctions, mais aussi de nous assurer que nous ne pénalisons pas nos alliés », a également a déclaré le ministre canadien, lors d’une séance de questions au Parlement.

Pourtant, alors que ce problème de turbine semble être pris au sérieux par les Canadiens, lors de l’annonce de la réduction des livraisons de Gazprom à l’Allemagne, le ministre allemand de l’Économie et du Climat, Robert Habeck, a déclaré : « Il s’agit clairement d’une stratégie pour perturber et faire monter les prix.

Dans l’attente d’une éventuelle solution, le même ministre a annoncé ce jeudi 23 juin le déclenchement d’un « niveau d’alerte » d’un plan de garantie d’approvisionnement en gaz de l’Allemagne qui rapproche le pays de mesures de rationnement.

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