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Le Racing 92 encore en phase finale, mais qu’espérer ?

Depuis leur retour dans l’élite en 2009, les Franciliens se sont à chaque fois qualifiés pour les matchs éliminatoires. Mais leur bilan est médiocre, avec un seul titre en 2016 en 13 participations.

Par un trou de souris. Presque deux minutes. Lors de la dernière journée de la saison régulière, le Racing 92 est allé assurer sa qualification sur le terrain de La Rochelle, en remportant un point de bonus défensif synonyme de qualification grâce à un essai (son unique du match) inscrit par le troisième ligne Maxime Baudonne ( 78ème). « C’était très stressant, on connaissait le résultat de Castres (victorieux à Bayonne 17-28, NDLR), donc il nous fallait absolument un point. Je suis très fier de mes joueurs, on savait que ça allait être compliqué », pourrait murmurer le manager des Ciel et Blanc, Stuart Lancaster. Le technicien anglais n’est pas entré tristement dans l’histoire du club, évitant de devenir le premier entraîneur à ne pas qualifier son équipe depuis son retour dans l’élite en 2009-2010.

Le Racing est donc bien présent, une nouvelle fois, lors du banquet final en Top 14. Pour la 14ème fois consécutive, un record et une régularité qu’aucune autre équipe n’a réussi à égaler sur la même période. . Mais cette saison, le club de Jacky Lorenzetti a bien failli être pénalisé. Connaître des hauts (deuxième avant le Tournoi) puis des bas, qui ont failli lui coûter cher. « Nous avons travaillé dur tout au long de la saison. Nous n’avons jamais douté. Nous avons confiance en ce que nous faisons. » avance néanmoins Siya Kolisi, le flanker et capitaine des doubles champions du monde Springboks, arrivé dans les Hauts-de-Seine après la dernière Coupe du monde.


Être dans le 6 est un trophée réclamé inlassablement jusqu’au vertige

Jean-François, supporter du Racing 92

Et le Sud-Africain a reconnu avant d’aller défier l’UBB, dimanche (21h05 sur Canal+), à Chaban-Delmas en barrage : « Il y a de bons moments à gauche et à droite, il faut maintenant réaliser une performance complète. Le Top 14 est sans doute la compétition la plus relevée que j’ai disputée en national. Je ne m’attendais pas à ce que ce soit si difficile. Désormais, dans la phase finale, le plus dur commence pour le Racing. Toujours présent, très rarement gagnant.

Le bilan des Ciel et Blanc meurt en effet de faim lors des matches décisifs. Hormis les trois succès du parcours victorieux de 2016 (Toulouse, Clermont, Toulon) qui ont conduit au seul titre de champion de France de l’ère moderne, le club altosequanais n’a signé que quatre victoires en barrages (2014, 2017, 2021, 2023), des succès éphémères puisque le club s’est ensuite incliné en demi-finale. Jamais deux succès de suite lors de matches décisifs, sauf en 2016. Le Racing s’est d’ailleurs qualifié deux fois directement pour le dernier carré (2011, 2018) mais a perdu à chaque fois. Alors, à quoi s’attendre cette année ? Une nouvelle désillusion ?

Jean-François (son prénom a été modifié), supporter de longue date du club francilien, nous confie, un brin résigné : « Le début des phases finales est un moment paradoxal où se mélange le plaisir de faire encore partie de la fête alors que d’autres sont déjà en vacances, et la peur, née des 13 années d’expérience des qualifications, que les célébrations ne durent guère. Car quand on suit le Racing – pas quand on vit le Racing – de près et qu’on ne se contente pas d’être dans le 6, un trophée inlassablement réclamé jusqu’au vertige, on sait que le bilan du Racing en play-offs est affamé. … »

Stuart Lancaster affirme, pour sa part, que « Contre La Rochelle, la pression était différente car il y avait plusieurs scénarios possibles. Il y avait de l’incertitude mais nous l’avons bien géré. Cela nous suffisait, même si nous perdions, mais maintenant les choses sont claires. Soit vous êtes qualifié, soit vous êtes éliminé. Selon lui, son équipe n’a finalement rien à perdre à Bordeaux. « D’une certaine manière, cela libère notre esprit, nous devons juste nous concentrer sur la victoire, il continue. Ce sera une pression différente, même si on va affronter une très bonne équipe, dans un stade où c’est difficile de jouer. Nous ne serons pas favoris, mais j’ai confiance dans la capacité de mes joueurs à bien représenter le Racing.

« Si on compare, le Racing me fait autant peur que l’UBB… »

Quel visage les Racingmen offriront-ils à Chaban ? Premier problème, ils seront privés d’un détonateur offensif, le demi de mêlée Nolann Le Garrec, saison terminée, épaule dans la boîte à gants. Ils devront imposer la puissance de leur pack qui n’est plus aussi dominant que par le passé, alors qu’elle était une de leurs grandes forces ces dernières saisons. Mais Lancaster et son staff peuvent s’appuyer sur la puissance de leurs deux bulldozers fidjiens : Josua Tuisova et Vinaya Habosi, capables de tout emporter. C’est pourquoi les Girondins restent sur leurs gardes. Ce que le centre bordelais Pablo Uberti a confirmé : « Quand on voit notre équipe type, notamment à l’arrière, sur le papier, on peut faire peur. Mais si on compare, le Racing me fait autant peur que l’UBB… »

Jean-François, qui continue de soutenir sans faille son club, se montre plus circonspect avant ce 14e match éliminatoire consécutif. « C’est la réalité de l’aboutissement du projet du club des Hauts-de-Seine pour l’instant : n’ayant pas réussi à devenir un prétendant sérieux au titre, à rester le champion de l’accession à la phase finale. Lancaster Racing va-t-il changer cela ? La saison régulière apporte malheureusement plus de doutes que de certitudes. Mais tant que l’arbitre ne siffle pas la fin du match, on peut y croire… »

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Ray Richard

Head of technical department in some websites, I have been in the field of electronic journalism for 12 years and I am interested in travel, trips and discovering the world of technology.
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