le profil du policier interpellé interpelle, « soulagement et stupéfaction » à Nersac

A la boulangerie : “On dit qu’il est d’ici, de Nersac, qu’il habite à côté. Je ne l’ai jamais vu, je ne l’ai jamais rencontré…
A la boulangerie : “On dit qu’il est d’ici, de Nersac, qu’il habite à côté. Je ne l’ai jamais vu, je ne l’ai jamais rencontré. »
Chez le coiffeur : “Les clients en ont beaucoup parlé, sans céder à la panique. Ils n’ont pas exprimé leur crainte, sans doute par pudeur, mais nous sommes tous rassurés.”
En détention provisoire en Dordogne
Ce week-end, Nersac éprouve un « immense soulagement » mêlé d’un « grand étonnement », pour reprendre les mots de Barbara Couturier, maire de cette commune de 2 300 habitants à 10 kilomètres d’Angoulême (Charente). C’est ici, au petit matin du 31 janvier 2025, qu’une lycéenne de 17 ans a été kidnappée et violée. Elle attendait le bus. Son agresseur encagoulé l’avait forcé à faire une fellation dans sa voiture, sous la menace d’une arme.
Près d’un an plus tard, un individu de 45 ans était mis en cause. Dérouté par son ADN et la géolocalisation de son téléphone, il a été interpellé mardi après-midi et placé en détention provisoire jeudi soir, à l’isolement, au centre de rétention de Mauzac, près de Bergerac (Dordogne). Il est mis en examen pour les faits criminels de janvier 2025 à Nersac, mais aussi pour cinq attentats et tentatives d’enlèvement récents, commis entre le 19 novembre 2025 et le 6 janvier 2026 dans le secteur d’Angoulême.
Cet homme, père de famille, divorcé, est donc policier. Il exerce comme entraîneur technique et instructeur de tir au commissariat d’Angoulême, comme l’a indiqué le parquet jeudi. Selon les informations de nos confrères de « Charente Libre », il s’agirait de Rodolphe Akyol, un sportif accompli pratiquant la musculation et les sports de combat. En 2022, le quotidien a également consacré un article à son engagement dans le Championnat à élimination directe de Cognac (KOC). Ses camarades du MMA et ses collègues policiers sont abasourdis, affirme « Charente Libre », qui décrit un « séisme » parmi les policiers d’Angoulême.
“J’ai frappé, il est parti”

Route de Fleuranceaux à Nersac (Charente), où le 6 janvier 2026, une femme d’une soixantaine d’années qui promenait son chien a été victime d’une tentative d’enlèvement. Elle a réussi à mettre en fuite son agresseur.
Olivier Sarazin / SO
L’issue de cette triste affaire doit beaucoup au sang-froid de la dernière victime : une femme de 60 ans, agressée le 6 janvier 2026 à Nersac. Elle promenait son chien et avait un canif dans sa poche. Voici un extrait de son récit sur RMC : “Il m’a dit de monter dans la voiture et j’ai dit non. Il a voulu m’entraîner, il m’a attrapé par ma doudoune (…). Il a mis son pouce au niveau du cou et m’a dit qu’il avait un couteau (…). Je lui ai dit que je savais qu’il n’en avait pas, mais je l’avais. J’ai frappé, il est parti (…). Le fait qu’il soit policier est encore pire. On ne peut plus faire confiance à personne, à rien.”
Source | domain www.sudouest.fr




