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Le prix du diesel inquiète en Abitibi-Témiscamingue


Le diesel se vendait à certains endroits plus de 2,50 $ le litre au début de la semaine, soit presque le double de ce qu’il était il y a quelques mois.

Une situation fortement décriée par les quelque 400 artisans camionneurs de la région, qui travaillent en étroite collaboration avec le ministère des Transports et les municipalités sur les chantiers. L’industrie prétend que le niveau de compensation proposé par le MTQ lui fait perdre 45 cents le litre.

Un camionneur peut laisser près de 125 $ par jour sur la table ces jours-ci, souligne Mario Lemieux, président du poste de camionnage en vrac Abitibi-Ouest. Le mécontentement est présent partout au Québec. Nos gens nous disent qu’ils n’en sont plus capables. Il y a probablement des camions qui resteront simplement garés, même si la saison des gros travaux approche. Nous ne pouvons pas travailler dans les conditions actuelles sans rémunération équitable.

L’industrie du bus doit aussi faire face à cette augmentation vertigineuse du prix du diesel. Chez Autobus Maheux, qui compte plus de 150 véhicules, on estime que le prix a augmenté de 81 % depuis novembre.

Avec plus de 2 millions de litres consommés par an, il est facile de voir l’impact direct sur notre rentabilitédéclare Yannick Goupil, directeur régional de la division autocars du Groupe Maheux.

Le terminus d’autobus Maheux à Rouyn-Noranda.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Comme le prix des billets d’autobus est réglementé au Québec, Groupe Maheux ne peut répercuter la facture directement sur ses clients. Mais les dirigeants de l’entreprise n’excluent pas de déposer une demande en ce sens auprès de la Commission des transports du Québec.

On ne pourrait pas du jour au lendemain augmenter le prix des tickets de bus de 81%, ajoute M Goupil. Ce sont des pertes directes pour l’entreprise, mais si le prix actuel du diesel se maintient, nous n’aurons d’autre choix que de demander un ajustement de prix en conséquence. La situation est inhabituelle et il faut pouvoir maintenir le service et la viabilité de l’entreprise, en trouvant des moyens pour compenser nos pertes.

Le prix du diesel inquiète en Abitibi-Témiscamingue

À Val-d’Or, une station-service offre du diesel à 2,44 $ le litre.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Les agriculteurs de la région, qui doivent également faire face à des pénuries d’engrais, subissent également le fort impact de la hausse du prix du diesel.

C’est une partie importante de nos intrants et cela se produit lorsque nous entrons dans les champs. Je viens de faire remplir mes réservoirs et j’ai payé 2,25 $ le litre comparativement à septembre où c’était 1,22 $. Quand on reçoit l’addition, on frissonnelance Pascal Rheault, président régional de l’Union des producteurs agricoles.

Ce dernier craint des impacts majeurs qui menacent la survie de certaines exploitations. Si le gouvernement ne s’implique pas financièrement dans certains créneaux, il y aura des fermes vouées à disparaître et d’autres dont la croissance sera très difficile.il ajoute.

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