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Le premier océan numérique au monde


La société française Mercator Ocean International à Toulouse a été choisie par l’Europe pour créer le premier océan numérique au monde. L’objectif de ce jumeau océanique est de réaliser des simulations afin de mieux comprendre les conséquences des activités humaines sur les milieux marins. (Rediffusé à partir du 27/02/2022)

Avec les derniers développements des technologies de virtualisation 3D, il devient possible de créer, sur des supercalculateurs, un monde parallèle au nôtre, qui serait aussi fidèle que l’original. Ces doubles numériques permettent d’étudier l’évolution des désordres environnementaux qui s’amplifient sous la pression des activités humaines. Et les données issues des observations océaniques, satellitaires ou par capteurs en mer, qui sont collectées et analysées Mercator Océan Internationaloffrent désormais la possibilité de créer le premier océan numérique au monde.

La nécessité d’accéder aux informations numériques sur l’océan

L’objectif de cette simulation informatique de la réalité est d’anticiper les conséquences du réchauffement climatique sur les milieux marins et de comprendre le rôle prépondérant de l’océan dans la régulation du climat, explique Pierre Bahurel, directeur général de Mercator Océan International.

 » Le fait de pouvoir accéder à des informations numériques sur l’océan et de visualiser facilement des données concernant son état ou son environnement présente un intérêt qui dépasse aujourd’hui le seul cadre de la recherche scientifique. », explique Pierre Bahurel.  » Les citoyens ont aussi besoin d’avoir accès à ces informations, les décideurs politiques ou les industriels aussi. C’est l’objectif du jumeau numérique de l’océan que nous développons. Cette réplique informatique du milieu marin intègre plusieurs composantes, comme l’état de la température, le taux d’oxygène, de CO2, la présence ou l’absence de glace, la dérive des icebergs, la quantité de polluants, celle des phosphates, l’état de la biodiversité ou la force des vagues et le niveau de la mer. »

 » Ce double calculateur d’environnements marins intègre tous les paramètres nécessaires pour reproduire sur un supercalculateur l’océan réel « , il ajoute.  » C’est donc un super logiciel qui propose une simulation fidèle dans laquelle on peut naviguer dans toutes les dimensions et se déplacer librement dans un espace 3D, mais aussi dans le temps afin de faire des prévisions. Cela permet de réaliser des expériences rigoureuses, comme savoir ce qui se passe si, par exemple, le niveau de CO2 est augmenté et ainsi déterminer quel sera son impact sur l’acidité de l’eau. Autre exemple, si un polluant est introduit dans une rivière, cette maquette numérique offre la possibilité de savoir comment et à quelle vitesse cette pollution va se propager selon sa position d’origine, à 10, 50, 100 voire 500 km, de la mer », détaille Pierre Bahurel.

Un outil d’aide à la décision

Lors du récent One Ocean Summit, l’Espagne, l’Italie, la Norvège, le Portugal, le Royaume-Uni et la France se sont engagés à transformer Mercator Ocean International en un «  organisation intergouvernementale en charge du premier océan numérique au monde « . Cette nouvelle structure est destinée aux chercheurs, aux industries maritimes, aux gouvernements, mais aussi aux associations et à l’ensemble de la société civile.

Ce jumeau numérique océanique constituera ainsi un outil d’aide à la décision ouvert à tous et à tous les pays, pour trouver ensemble des solutions à la crise climatique mondiale.

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