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le ministre des Solidarités visé par une plainte pour tentative de viol

Une plainte pour tentative de viol a été déposée lundi contre le ministre des Solidarités Damien Abad, a indiqué le parquet de Paris, confirmant une information de Mediapart. En réponse, Damien Abad a annoncé qu’il portait à son tour plainte pour « dénonciation calomnieuse » face à de « fausses accusations ».

Une plainte pour tentative de viol a été déposée lundi 27 juin contre le ministre des Solidarités Damien Abad, qui a répliqué en annonçant une plainte pour dénonciation calomnieuse.

Le parquet de Paris a confirmé à l’AFP avoir reçu lundi une plainte pour tentative de viol visant le ministre, révélée par Mediapart, précisant qu’elle était « en cours d’analyse ».

Selon le site d’information, elle a été destituée par un « élu centriste » qui accuse Damien Abad d’avoir tenté de la violer lors d’une soirée organisée chez lui à Paris au premier semestre 2010.

Sollicité par l’AFP, l’avocat de la plaignante n’avait pas répondu en fin de journée.

« Encore une fois, je conteste fermement toute accusation de tentative de viol ou d’agression sexuelle », a déclaré Damien Abad dans une déclaration écrite transmise à la presse.

« Je ne laisserai pas sans réponse ces accusations mensongères et scandaleuses. A partir de ce jour, j’ai demandé à mes avocats de porter plainte pour dénonciation calomnieuse », a-t-il ajouté.

Des faits « étayés par huit témoignages » selon Mediapart

Mi-juin, Mediapart avait publié le témoignage de cette femme sous le nom d’emprunt de « Laëtitia ».

Elle était alors présidente d’une fédération du mouvement des jeunes du Nouveau Centre, dont Damien Abad, député européen, était le président national.

Le soir des faits, selon son récit, Damien Abad lui « a offert un verre » au fond duquel elle a vu « quelque chose »: méfiante, elle est allée cracher sa gorgée dans les toilettes.

Toujours selon elle, Damien Abad l’attendait derrière la porte et tout est allé « très vite » : l’eurodéputé l’aurait « poussée dans une pièce d’en face » puis tenté de la forcer à pratiquer une fellation.

« J’ai eu peur, j’ai été sidérée. Je me suis débattue, je l’ai frappé au ventre », raconte-t-elle.

« Laëtitia » dit avoir enfin pu « se débarrasser » de son agresseur présumé et quitter la pièce grâce à l’irruption d’un invité.

Selon Mediapart, les faits rapportés par cette femme sont « étayés par les témoignages de huit personnes, à qui elle s’est confiée ou qui ont pu être témoins de certains éléments de son histoire », et que le site affirme avoir contactées.

Elle est la troisième femme à accuser le ministre de violences sexuelles, mais à ce jour aucune enquête n’a été ouverte sur ces accusations.

L’un d’eux avait déposé deux plaintes classées sans suite. Pour l’autre, un signalement avait été fait par l’Observatoire des violences sexistes et sexuelles, mais le parquet de Paris avait indiqué qu’il n’ouvrirait pas d’enquête « en l’état », faute « d’élément permettant d’identifier la victime des faits ». dénoncé ».

Avec l’AFP

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