Le Medef « très réticent » à une suspension, indique Patrick Martin

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Si la réforme de 2023 est suspendue, « cela pèsera encore davantage sur le niveau d’activité, cela pèsera sur les conditions d’emprunt et à terme, cela pèsera sur le pouvoir d’achat », a prévenu le président de la principale organisation patronale.
Le Medef s’est opposé à une suspension de la réforme des retraites, évoquée mardi par Élisabeth Borne. « Nous sommes très réticents à voir cette réforme suspendue, voire abrogée, car les chiffres parlent d’eux-mêmes »a lancé le président de la principale organisation patronale Patrick Martin ce jeudi, sur France Inter, souhaitant apporter un peu « la clarté dans la confusion ». Et de souligner les chiffres accablants selon lui : « 70 milliards d’euros de déficit cette année, le taux d’emprunt le plus élevé de l’Union européenne, le niveau de prélèvements obligatoires le plus élevé au monde, 3 345 milliards d’euros de dette depuis le début de l’année. » Le patron des patrons dit que si la réforme est suspendue, « ça va encore peser sur le niveau d’activité, ça va peser sur les conditions d’emprunt et à terme, ça va peser sur le pouvoir d’achat ».
Interrogé sur l’intérêt de suspendre la réforme des retraites pour garantir la stabilité politique, Patrick Martin a répondu : « Si cela signifie acheter la stabilité au prix d’une augmentation considérable de la dette du pays et remettre en cause sa croissance et son pouvoir d’achat pour acheter deux ou trois mois de stabilité, je dis non. » « Nous appelons tous les partis politiques à la raison. Le vrai problème du pays, c’est que nous sommes à un point de bascule en termes de croissance et d’emploi. N’ajoutons pas de poids à la barque »il a ajouté.
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« Un flou savamment entretenu »
Je souhaite à tous « lève les yeux du guidon » Et « se dire des choses »le patron du Medef a estimé que ce n’était pas le cas « probablement pas innocemment » que le Premier ministre démissionnaire Sébastien Lecornu a évoqué un coût de 3 milliards d’euros pour la suspension de la réforme des retraites en 2027, année de la prochaine présidentielle. « Mais notre objectif est bien au-delà de 2027 »a-t-il poursuivi en dénonçant « un flou soigneusement entretenu sur la potion amère qui sera réservée aux entreprises et aux ménages ». Et de rappeler que les entreprises avaient déjà souffert « 13 milliards d’euros de prélèvements obligatoires supplémentaires en 2025 ».
Patrick Martin a rappelé que les chefs d’entreprise « contribuer chaque jour à la richesse du pays » et ne le fais pas « je veux aller plus loin ». « Sur le point de lever le crayon »ce dernier pourrait « Partir à l’étranger », où ils « sont déjà installés » bénéficier d’un « une meilleure dynamique économique » et subir « moins d’impôts et moins de charges ». « Un signal terrible pour le pays » selon lui. Il a également dit qu’il craignait que« avec ce qui se passe, nous devons nous réunir à nouveau » le grand rendez-vous patronal que le Medef avait prévu le 13 octobre avant de le reporter cette semaine. Celle-ci a été boudée par les deux autres grandes organisations patronales, la CPME et l’U2P.
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