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Le lobby en bois exotique à l’assaut des JO 2024




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À deux ans des Jeux olympiques de 2024, les travaux sur les futurs sites sont en plein essor. 61 grues sont en action sur 40 chantiers à l’été 2022. Pour le village des athlètes, entre Saint-Ouen et Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, les organisateurs affichent des exigences environnementales : construction en bois pour réduire les gaz à effet de serre effet, performance énergétique, parc urbain.

La construction du village est pilotée par la société de livraison des travaux olympiques (Solideo), regroupant l’Etat, les collectivités territoriales, le comité d’organisation des Jeux, et présidée par la maire de Paris, Anne Hidalgo. L’un des engagements clés de Solideo est de bannir l’utilisation du bois « d’origine exotique ». La protection des forêts tropicales est un enjeu majeur des politiques de lutte contre le changement climatique et de défense des droits des peuples autochtones.

Construction du village olympique 2024, à Saint-Denis, le 14 juin 2022. © Photo Arnaud Paillard / Hans Lucas via AFP

A cet effet, les opérateurs immobiliers qui construisent le village olympique ont tous reçu un cahier des charges d’excellence environnementale. Celle-ci interdit l’utilisation de bois d’origine exotique et boréale, afin de « réduire au maximum l’impact carbone des travaux », explique Solideo dans une lettre de juillet 2021 adressée à l’Association technique internationale des bois tropicaux (ATIBT), un lobby de ce secteur d’activité, et que cette dernière a mis en ligne. La lettre indique que « la question de l’origine des matériaux » et de « l’impact carbone de leur transport jusqu’au chantier » enfile « très important ».


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