Skip to content
Le juge recommande de fouiller les travailleurs de la prison d’Edmonton pour de la drogue

Dans un rapport rendu public mercredi, le juge Kirk MacDonald s’est notamment penché sur les modalités par lesquelles les drogues illicites circulent dans la prison, un facteur commun entre les deux décès.

L’un des codétenus est décédé accidentellement d’un empoisonnement au fentanyl le 14 mai 2016. L’autre est décédé le 1er mai 2016.euh Septembre de la même année suite à un empoisonnement accidentel au fentanyl et aux méthamphétamines.

Le personnel du centre de détention doit être flexiblesouligne le juge dans son rapport. Les détenus sont créatifs dans leurs façons de contourner les mesures en place.

Au cours de l’enquête, le personnel pénitentiaire a donné des détails sur les pratiques des détenus entrant en prison. Ils peuvent, par exemple, cacher la drogue sur eux-mêmes, mais aussi dans leur corps à l’aide de préservatifs, d’œufs Kinder ou de pellicules plastiques.

Une fois que les drogues sont à l’intérieur de la prison, les détenus utilisent parfois une pratique appelée péchédans lequel ils utilisent une ficelle ou un fil récupéré d’une couverture pour faire passer des colis entre les alvéoles.

Le juge MacDonald, cependant, soutient que non seulement une recherche quotidienne de tout le personnel serait coûteuse, mais prendrait trop de temps. Selon lui, des fouilles aléatoires auraient un effet dissuasif suffisant.

Cinq recommandations pour limiter le trafic de drogue

Le juge Kirk MacDonald recommande donc cinq changements au centre de détention provisoire d’Edmonton :

  • tout le personnel devrait être soumis à des fouilles aléatoires à l’entrée ;
  • tous les visiteurs doivent être contrôlés et fouillés à l’entrée, y compris la fouille corporelle ;
  • des caméras de sécurité devraient être installées dans les ailes où des détenus sont décédés ;
  • les couvertures fournies aux détenus qui se trouvent dans les soi-disant cellules sécherc’est-à-dire les cellules sans toilettes, doivent être résistantes afin d’éviter qu’elles ne se transforment en cordes utilisées pour le péché;
  • les cellules adjacentes aux cellules sèches occupées doivent être vides.

Le porte-parole du ministère de la Justice de l’Alberta indique, pour sa part, que le gouvernement examine actuellement ces recommandations. Cependant, il souligne que le personnel correctionnel est déjà formé et prêt à intervenir en cas de surdose d’opioïdes.

Avocat et président de laSociété de justice pénitentiaire de l’Alberta Amanda Hart-Dowhun pense également que les recommandations de fouiller le personnel et les visiteurs peuvent aider à ralentir la circulation de la drogue dans les prisons.

Penser que seuls les détenus font passer de la drogue au centre de détention provisoire d’Edmonton est naïfelle dit. Des fouilles aléatoires peuvent aider à en trouver.

Selon Amanda Hart-Dowhun, une personne désireuse de faire passer de la drogue peut le faire tous les jours sans ces perquisitions.

Si nous ne cherchons personne, nous ne prendrons personneElle ajoute.

Cependant, l’avocat précise que la question de la vie privée doit également être prise en compte. Elle pense que l’adoption des mêmes méthodes de recherche utilisées par les avocats lors de la visite des établissements correctionnels fédéraux serait une approche moins intrusive.

Cela établirait un équilibre entre la vie privée et la sécurité.

Avec des informations de Paige Parsons

canada-ici

Toutes les actualités du site n'expriment pas le point de vue du site, mais nous transmettons cette actualité automatiquement et la traduisons grâce à une technologie programmatique sur le site et non à partir d'un éditeur humain.