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Le gouvernement de l’Alberta menace de couper le financement de l’Université d’Athabasca


La menace est une nouvelle étape dans la querelle qui oppose le gouvernement provincial et l’establishment depuis plusieurs mois.

Demetrios Nicolaides s’oppose au virage virtuel que l’institution a pris en 2020. Il souhaite plutôt que l’Université accroisse sa présence dans cette communauté du nord de l’Alberta, située à deux heures de route d’Edmonton.

Le gouvernement impose ses exigences

Le ministre avait donné au conseil d’administration de l’établissement supérieur jusqu’au 30 juin pour lui fournir un plan de reprise des cours et des services en personne, mais selon M. Nicolaides, l’Université n’a pas exécuté.

Cela montre que le gouvernement albertain doit agir de manière substantiellea déclaré le ministre dans un communiqué écrit.

Le ministre de l’Enseignement supérieur Demetrios Nicolaides (à gauche) et le Premier ministre Jason Kenney font tous deux pression sur l’Université.

Photo : La Presse canadienne/Jason Franson

Il a ordonné au conseil de mettre fin à sa stratégie de campus quasi-virtuel et fournir un nouveau plan d’ici le 30 septembre.

Entre autres, cette nouvelle orientation stratégique doit inclure une augmentation des services en personne sur le campus d’Athabasca, une exigence pour la direction de travailler à temps plein dans la communauté d’ici mars 2025 et un rapport sur les départs d’employés chaque année.

Manque de respect [de ces exigences] entraînera des réductions du financement futura ajouté le ministre.

Appels à désamorcer la situation

Ni le président du conseil d’administration de l’institution, Byron Nelson, ni le président de l’université, Peter Scott, n’ont répondu aux demandes d’entretien.

En avril, malgré les pressions du premier ministre Jason Kenney et des membres de la municipalité d’Athabasca, Peter Scott a confirmé son désir de poursuivre sa stratégie de campus virtuel qui permettrait aux employés de travailler à distance dans n’importe quelle ville.

De son côté, la présidente de l’association des professeurs de l’Université, Rhiannon Rutherford, espère que l’établissement se pliera aux demandes du gouvernement provincial. Cependant, elle déplore la démarche du ministre.

Bien que nous appuyions l’idée d’une présence universitaire continue à Athabasca, la menace d’une réduction du financement est également une menace pour le personnel et les étudiants.a-t-elle dit. Je pense que cela va trop loin.

Selon Rhiannon Rutherford, le gouvernement devrait plutôt offrir des incitatifs financiers comme le remboursement des frais de déménagement et une aide à l’emploi pour les conjoints.

Le porte-parole du NPD en matière d’éducation, David Eggen, a également critiqué l’attitude pugnace du gouvernement. L’utilisation de menaces ne fait qu’aggraver la situationil s’est disputé.

Avec les informations de Michelle Bellefontaine

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