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Le directeur des renseignements espagnols limogé dans la foulée du scandale Pegasus — RT en français

Après la révélation d’un vaste espionnage de personnalités politiques, dont le Premier ministre Pedro Sanchez, par le mouchard Pegasus, le directeur du renseignement Paz Esteban a été démis de ses fonctions.

Le patron des services secrets espagnols Paz Esteban a été limogé le 10 mai par le gouvernement après le scandale provoqué par l’espionnage des téléphones du Premier ministre Pedro Sanchez et des séparatistes catalans.

« Le gouvernement a décidé aujourd’hui d’opérer un changement à la direction du CNI », le Centre national de renseignement, a annoncé la ministre de la Défense Margarita Robles, ministre chargée des services de renseignement, à l’issue du conseil. ministres.

Il y a eu des « défaillances » et des « erreurs » dans le traitement de cette affaire par la CNI, même si elle a agi « conformément à la loi », a-t-elle ajouté.

Mystère sur le principal

Première femme nommée, en 2020, à la tête du Centre national de renseignement (CNI), Paz Esteban est apparue pendant plusieurs jours comme la victime expiatoire venue de ce scandale d’espionnage.

Elle avait reconnu la semaine dernière que des séparatistes avaient bien été espionnés par ses services, mais toujours avec le feu vert de la justice, donc de manière légale.

Des sources gouvernementales, citées dans les médias, assurent que l’exécutif n’en avait pas été informé. Cette affaire a éclaté mi-avril après la publication d’un rapport de l’organisation canadienne Citizen Lab qui affirmait avoir identifié plus de 60 personnes du mouvement séparatiste catalan dont les téléphones portables auraient été piratés entre 2017 et 2020 par le logiciel espion Pegasus, créé par la société israélienne NSO.

Interrogée par une commission parlementaire, Paz Esteban a reconnu que 18 indépendantistes catalans avaient été écoutés par la CNI, mais toujours avec le feu vert de la justice. Parmi eux se trouvait l’actuel président régional, Pere Aragonés, lorsqu’il était vice-président.

Le gouvernement régional catalan a jugé que le limogeage de Paz Esteban n’était « pas suffisant » et a exigé « des explications convaincantes » pour savoir « qui a ordonné » et « qui a permis » ces écoutes téléphoniques et « qui était au courant ». Ce scandale a déclenché une crise entre le gouvernement minoritaire de Pedro Sanchez et les séparatistes catalans qui ont menacé de lui retirer leur soutien crucial au Parlement.

Il a en outre été révélé début mai que le gouvernement de Pedro Sanchez et Margarita Robles avait été espionné en mai et juin 2021 via ce même logiciel.

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