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Le diesel plus cher que l’essence


La guerre en Ukraine et la fermeture de certaines raffineries au cours des 18 derniers mois expliquent en grande partie l’augmentation du prix du gazole.

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« Le diesel qui devait arriver ici n’arrive plus », résume Pierre-Olivier Pineau, professeur et titulaire de la Chaire en gestion du secteur de l’énergie à HEC Montréal.

Comme le parc automobile européen est plus orienté diesel que le nôtre et que l’Europe essaie de minimiser ses achats à la Russie, le Vieux Continent demande beaucoup de diesel non russe.

Le prix du diesel augmente donc partout.

« Ce n’est pas une dynamique québécoise, elle a aussi beaucoup augmenté aux États-Unis, par exemple, explique M. Pineau.

Au Québec, le litre de diesel se vendait en moyenne 1,19 $ en mai 2021. Au début de l’année, en janvier, il était déjà remonté à 1,55 $. Et il se vendait hier à 2,33 $, en hausse de près de 100 % en un an.

Au cours des deux dernières semaines seulement, le prix à Montréal est passé de 203,9 $ à 2,38 $ le litre.

Les prix sont les mêmes, peu importe où vous vous trouvez dans le pays. À Vancouver hier, il était de 2,34 $, comparativement à 231,9 $ à Toronto.

La moyenne aux États-Unis la semaine dernière était de 5,51 $ US le gallon, soit 1,89 $ CA le litre, selon la US Energy Information Administration. Sur un an, l’augmentation est de 75 %.

Moins de production

Le diesel est un sous-produit du pétrole. Elle est raffinée aux mêmes endroits que l’essence.

« Ce n’est pas seulement utilisé dans les camions. Dans les avions aussi, et même le mazout, pour le mazout, c’est fait avec du diesel », explique Dan McTeague, président de l’organisme Canadians for Affordable Energy.

Oui, la guerre en Ukraine et le boycott des produits pétroliers russes ont un impact, mais il n’y a pas que ça, selon lui.

« Il n’y a pas assez de production », estime Dan McTeague.

Il cite la fermeture de la plus grande raffinerie de la côte est des États-Unis, Philadelphia Energy Solutions, en 2019. Ou celle de la raffinerie Come by Chance, à Terre-Neuve-et-Labrador, en 2020.

« Au total, la côte est a perdu un quart de sa capacité de production de diesel, et il est impossible d’avoir recours à l’Europe comme l’an dernier », poursuit l’observateur de longue date du prix du carburant. .

Si « personne ne l’avait remarqué en 2019 et 2020 », c’est maintenant qu’on le remarque.

Chute du huard en question

Le prix du diesel augmente partout, « mais la chute du dollar canadien » rend la situation encore pire pour nous.

« Le taux de change signifie que vous devez payer environ 32 cents de plus le litre », explique Dan McTeague.

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