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Le Club des consommateurs coopératifs d’Amos fête ses 50 ans


Au fil des ans, la coopérative est devenue un acteur majeur du marché alimentaire à Amos, avec deux supermarchés et un dépanneur avec station-service. Elle génère des ventes d’environ 62 millions de dollars par année, compte plus de 2 800 membres et quelque 280 employés.

Mais à ses débuts, lors de sa création en 1972, il s’agissait avant tout d’offrir à ses membres des produits alimentaires à meilleur prix. L’achat en gros et l’implication des membres dans les opérations ont réduit les dépenses. Selon le directeur général Paul Bourget, la stratégie a permis aux membres d’économiser jusqu’à 25 % sur certains produits.

Le club coopératif de consommation, avant les nombreux travaux d’agrandissement et de rénovation, sur la 12e Avenue Est, à Amos.

Photo : Société historique d’Amos – Fonds Rodrigue Larouche/Centre photo (P135)

 » Nous avons apporté nos sacs et cartons pour l’épicerie et nous avons fait du bénévolat. C’était notre magasin. À tour de rôle, nous placions  »Stock » sur les tablettes. Il y a ceux qui s’occupaient des commandes, etc. Avoir moins d’employés générait moins de dépenses. »

Une citation de Denis Labrèche, membre du groupe des demandeurs en 1971

D’abord implantée sur la 1ère Avenue Ouest, là où se trouve aujourd’hui le salon de coiffure Beauté Plus, la coopérative s’implante sur son site actuel, au bout de la 12e Avenue Est en 1975. Elle connaît des agrandissements en 1982, puis en 1993, avec la ajout d’une quincaillerie.

Photo en noir et blanc de personnes faisant leurs courses dans une épicerie.

Le Club des consommateurs coopératifs d’Amos après des rénovations en 1993.

Photo : Société historique d’Amos – Fonds Serge St-Laurent (P054)

Un changement majeur

Cependant, la formule a atteint ses limites à la fin des années 1990. Confronté à de sérieuses difficultés financières, le Club Coopératif des Consommateurs recrute Paul Bourget comme directeur général en mai 2000. Avec l’appui du président Laurent Corriveau et des membres, il entreprend un virage majeur pour relancer la coopérative.

 » On ne s’attendait pas à ce résultat, mais 98% ont passé l’assemblée générale : les membres voulaient avoir une bannière et l’ouvrir à tout le monde. Cela m’a donné l’autorisation d’entreprendre des négociations avec différents fournisseurs du monde alimentaire. »

Une citation de Paul Bourget, directeur général du Club des consommateurs coopératifs d’Amos
Paul Bourget et Pierre Houle, tout sourire, posent devant des affiches soulignant le 50e anniversaire de la Coop IGA d'Amos.

Paul Bourget, directeur général du Club des consommateurs coopératifs d’Amos depuis mai 2000, et Pierre Houle, directeur des opérations.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Une entente est alors entérinée avec le grossiste ADL de Rouyn-Noranda, le supermarché passe à la bannière Métro. Lors de la vente d’ADL à Sobeys, la coopérative a négocié une nouvelle entente pour la bannière IGA. Des agrandissements et des améliorations ont eu lieu en 2003 (sous Métro), 2006 et 2010. La coopérative a repris sa croissance rapide, distribuant 5 millions de dollars en ristournes aux membres sur 10 ans.

A l’ouest de la ville

Puis, coup de théâtre, le marché Provigo Corriveau ferme ses portes dans l’ouest de la ville. Le club coopératif de consommateurs a vu l’opportunité parfaite de se développer. En 2013, une nouvelle succursale de 32 000 pieds carrés a ouvert ses portes sur West 6th Street. Un dépanneur avec station-service, un lave-auto et un espace loué à Tim Hortons sont ajoutés deux ans plus tard.

« Nous n’avons pas construit dans l’Ouest pour amusement. Nous voulions garder ce marché. Nous n’avions presque pas le choix. Si nous ne l’avions pas fait, nous avons raté une occasion et il y en aurait d’autres qui se seraient installés. Et on ne sait pas comment ça nous aurait affectés si on n’avait rien fait », argumente Paul Bourget.

Une dame se présente à la caisse avec ses achats.

Les membres doivent montrer leur carte pour que leurs achats soient comptabilisés comme revenus des membres pour la répartition des trop-perçus.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Les bénéfices restent à Amos

Ces investissements majeurs limitent cependant fortement la marge de manœuvre de la coopérative, qui ne peut plus verser ses dividendes en numéraire afin de respecter les ratios financiers imposés par ses prêteurs. Elle a aussi dû réduire ses parrainages dans le milieu, mais l’avantage coopératif est encore bien présent, assure Paul Bourget.

L’avantage coopératif est que 100% des bénéfices restent à Amos. Nous possédons tout, les trois sites, l’équipement et l’inventaire, donc quand vous sortez avec des bénéfices nets, il n’y a rien qui va à l’extérieur d’Amos. Nous avons été le présentateur officiel de H2O Le Festival pendant 12 ans. Nous avons eu des années avec plus de 170 000 $ en dons et commandites. Nous organisons la campagne de paniers de Noël. Nous nous sommes impliqués dans la communautéil rappelle.

La question du travail

Après avoir traversé la tempête de la pandémie, le Club Coopératif de Consommateurs est maintenant engagé dans un processus de planification stratégique. Un changement de garde se prépare également avec le départ annoncé de son directeur général, en juin 2023. Si la coopérative est sur la bonne voie, des efforts sont faits pour augmenter le nombre d’adhérents, en offrant divers avantages.

Un monsieur effectue son paiement à une caisse enregistreuse électronique dans un supermarché.

Les caisses électroniques ont pris leur place dans les deux supermarchés du Club des consommateurs coopératifs d’Amos au cours des dernières années, en réponse à des pénuries de main-d’œuvre.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Mais le vrai problème est le même que pour l’ensemble de l’industrie du commerce de détail.

Tout le monde cherche des gens, tout le monde. C’est notre plus grand défi en ce moment. D’où l’arrivée des caisses enregistreuses électroniques ces dernières années. Ils nous donnent un coup de main méchant! Depuis deux ans, il nous manque entre 30 et 45 personnes de façon régulière dans nos trois succursales. Les postes sont ouverts, mais nous ne pouvons pas les combler. Cependant, nous offrons des avantages que nous n’avions pas il y a 10 ans, de très bons avantagessouligne Paul Bourget.

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Jewel Beaujolie

I am a fashion designer in the past and I currently write in the fields of fashion, cosmetics, body care and women in general. I am interested in family matters and everything related to maternal, child and family health.
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