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Cette deuxième partie de Midis consacrée à Prix Nobel de littérature permet l’annonce en direct du lauréat 2025, en l’occurrence l’écrivain hongrois László Krasznahorkai, « pour son œuvre fascinante et visionnaire qui, au milieu de la terreur apocalyptique, réaffirme le pouvoir de l’art« , selon l’annonce faite par le Comité. Il est le deuxième écrivain hongrois, vingt-trois ans plus tard Imre Kertészpour recevoir le prestigieux prix.
Dans cette émission réunissant critiques littéraires et historiens spécialistes du prix Nobel de littérature, certains attendaient cette récompense, car le nom de László Krasznahorkai revenait parmi les favoris. Ils saluent ce choix, dans la mesure où l’ouvrage, remarquable par son « réalisme fantastique« , va enfin se faire connaître du grand public. Un auteur à la plume déjà bien aguerrie, qui s’inscrit « dans la tradition centre-européenne qui s’étend de Kafka à Thomas Bernhard, et caractérisée par l’absurdisme et la démesure grotesque.expliquer plus en détail les jurys de l’Académie suédoise.« Mais il a plus d’une corde à son arc, et il se tourne aussi vers l’Orient en adoptant un ton plus contemplatif et plus finement calibré. »
Joëlle Dufeuilly, la traductrice française de l’auteur, constate la « musicalité » particulière de la langue de Krasznahorkai : pour elle, traduire les œuvres de l’écrivain n’est pas un travail sur le hongrois en général, mais plutôt sur l’appropriation très personnelle qu’il en fait. Récompenser un écrivain hongrois n’est cependant pas sans défis : pour William Marx, il s’agit de la défense des cultures des « petites langues », trop souvent étouffées par l’omniprésence des œuvres anglophones sur le marché du livre.
En 2018, l’auteur était déjà l’invité de l’émission En ces temps sur France Culture, à l’occasion de la sortie de son livre Séiobo est redescendu sur terre. Il décrit notamment le rapport qu’il entretient avec l’écriture : «Créer la réalité et ne pas la représenter », c’est la maxime qui sous-tend le travail animé, dit-il, d’un état d’où échappe le bonheur. « J’écris des livres parce que je ne suis pas heureux. Si j’étais heureux, je n’aurais pas l’idée d’un livre« .
La plupart des œuvres de László Krasznahorkai publiées en français le sont chez Gallimard, Actes Sud et Cambourakis depuis le milieu des années 1980. L’écrivain a publié une quinzaine de romans et recueils de nouvelles, mais aussi plusieurs scénarios de films portés au cinéma par le réalisateur. Béla Tarr.
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