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l’ancien gérant d’un bar aux sacres témoigne et dénonce l’impact des travaux

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Après la désignation d’un médiateur judiciaire pour régler la question des indemnisations suite aux travaux des Rouges des Rouges à Reims, les commerçants se sont à nouveau réunis lundi 6 octobre. Certains craignent la fermeture, d’autres ont déjà vendu. Hervé Petitpas a dû se séparer de son barreau au printemps dernier sur fond de désaccord avec la mairie.

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«  »Je n’ai toujours pas de travail. Je suis à Pôle Emploi pour la première fois de ma vie« Hervé Petitpas, 59 ans, a baissé le rideau de son bar « Le Maryland » le 30 mars. Il a repris cet établissement situé rue Chanzy à Reims (Marne) en avril 2022 après avoir travaillé en pleine nuit. Selon lui, l’affaire allait bon train : »Le matin, j’ouvrais de 7h à 11h, j’avais environ 80-85 cafés du lundi au vendredi.« Malgré deux mois difficiles fin 2023, suite à des complications internes, ce manager estime avoir retrouvé la stabilité : »Début décembre 2023, tout est rentré dans l’ordre. « 

Mais au printemps 2024, un premier signe alarmant : «J’apprends que le 2 avril, il n’y aurait plus de bus qui passeraient dans la rue« En mai, alors qu’il faisait ses comptes, Hervé Petitpas constate une baisse de la consommation. »On va dans une trentaine de cafés servis le matin« Une baisse qui semble s’accentuer avec le début des travaux des sacres au point qu’il envisage très sérieusement de fermer son bar le 2 janvier 2025. »Je ne payais plus de salaire. Je n’avais plus d’argent liquide. A cette époque, j’étais endetté aussi, je l’avoue, je n’ai rien à cacher. Je devais 20 000 euros. « 

Suite à une rencontre avec Marie-Agnès Romelle, adjointe à la ville de Reims chargée du commerce, Hervé Petitpas décide de rester ouvert. En retour, il espère du soutien : « J’ai demandé 30 000 € à conserver jusqu’à la fin des travaux. Cela m’aurait suffi. » Faute d’aide financière, il dépense un héritage récemment affecté : 18 500 €. Un investissement réalisé en vain puisque la liquidation judiciaire est finalement prononcée. Le gérant vend « Maryland » le 30 mars 2025.

J’ai pensé à mes trois enfants, c’est pourquoi je suis encore là pour vous parler aujourd’hui. Est-ce que tu comprends?

Hervé Petitpas, ancien manager du « Maryland »

«  »J’ai vendu et j’ai tout perdu. Cela a bien sûr touché ma vie de famille. je me suis séparé« A quatre ans et demi de retraite, Hervé Petitpas s’inscrit à France Travail et revient à zéro. Il a perdu dix kilos et prend un traitement à base d’antidépresseurs. »Je me suis retrouvé dans la rue. Sans salaire, je n’ai pas eu la possibilité de trouver un appartement.«  »

Sur son compte Facebook, Hervé Petitpas a tenu à raconter lui-même toute son histoire en réponse aux propos tenus par Arnaud Robinet, maire de Reims (Horizons) lors du conseil municipal du 22 septembre. Le maire de Reims a alors affirmé que les problèmes financiers du « Maryland » étaient la véritable raison de sa fermeture : « Il n’a pas fermé à cause des travaux. Malheureusement, ce commerçant connaissait des difficultés depuis plusieurs années et qui n’ont rien à voir avec les travaux. » Aujourd’hui encore, l’édile maintient ses propos. A l’inverse Stéphane Lang, élu d’opposition, a répondu : « Vous avez tort. Vous ne savez pas ce qui se passe dans cette rue.«  »

«  »Tu as mieux», s’adresse une passante lors de notre entretien devant son ancien bar. Aidé par des amis et son ancien employé, Hervé Petitpas a désormais trouvé un logement.En juin, j’ai arrêté tous les médicaments parce que je souffrais. Et j’ai pris 8 kg. « 

Sur la célèbre voie des sacres, une dizaine de commerces ont fermé pour diverses raisons depuis le début des travaux : départ à la retraite, vente, liquidation. David, restaurateur rue Gambetta nous cite plusieurs exemples : «Il y avait « Tchip Coiffure » qui était en reprise. Il y a « Oh Caribou » qui a fermé récemment, la petite épicerie africaine aussi il y a trois semaines.« Le Sans-Souci, un autre restaurant a été vendu début septembre. Un artisan glacier a décidé de fermer temporairement sa boutique et de vivre de son Airbnb. La peur des traders n’a jamais été aussi forte. «  »A ce rythme, toutes les deux semaines, il y aura des magasins qui fermeront« Conclut ce restaurateur.

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