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La Suisse lance un référendum pour mettre fin à l’agriculture intensive


Les Suisses sont appelés à se prononcer sur l’abolition de l’agriculture intensive. La Confédération helvétique pourrait – en cas de vote favorable – devenir le premier pays au monde à inverser ce modèle cruel pour les animaux et dénoncé depuis longtemps par la Fondation 30 Millions d’Amis.

Une consultation qui pourrait faire date ! Les citoyens suisses s’apprêtent à se positionner sur l’agriculture intensive, grâce à un vote le 25 septembre 2022. « L’élevage intensif est un système de production qui néglige les besoins fondamentaux des animaux non humains à pratiquement tous les égards.déplore l’organisation Sentience à l’initiative du texte soumis au vote. Il est clair que nous devons aller de l’avant et nous améliorer, non seulement pour les animaux, mais aussi pour l’environnement. « .

Consacrer la dignité des animaux « d’élevage »

Concrètement, l’initiative vise à inscrire dans la Constitution la dignité des animaux dits de « production » (bovins, ovins, caprins, porcins et volailles). Surtout, le texte affirme que l’élevage « intensif » est contraire au respect de cette dignité. La conséquence, explicitement inscrite dans la proposition, serait donc l’interdiction de cette forme d’élevage sur le territoire de la Confédération suisse. Pour que le bien-être animal prime sur l’impératif d’efficacité de la production.

 » L’initiative demande un logement et des soins respectueux des animaux, un accès régulier à l’extérieur, un abattage moins douloureux, de petits groupes par grange », explique l’association Sentience. La réforme, si elle est adoptée, devrait également obliger tous les éleveurs suisses – ainsi que les produits importés – à respecter une le minimum le cahier des charges actuellement requis pour obtenir le label bio.

Un vote d’initiative populaire

Ce « voter » [référendum, NDLR] est le fruit d’une initiative populaire. Lancé par l’association Sentience en juin 2018, le texte constitutionnel a été signé par plus de 100 000 citoyens en octobre 2019, justifiant sa soumission au vote de tous les électeurs. Cependant, la partie est loin d’être gagnée. En effet, les autorités fédérales compétentes ont demandé le rejet de l’initiative, alors que de nombreux partis politiques et organisations professionnelles d’éleveurs s’opposent à cette proposition.

Quel qu’en soit le résultat, l’existence de ce référendum a au moins le mérite de remettre le débat sur le devant de la scène et pourrait inspirer le législateur français. En France, le bien-être des animaux d’élevage est au cœur des préoccupations des citoyens puisque 85% d’entre eux réclament l’interdiction de l’élevage intensif (Baromètre Fondation 30 Millions d’Amis / Ifop, 2022).

La France, pour sa part, a une procédure d’initiative partagée beaucoup plus contraignante que celle prévue en Suisse puisque le texte doit, pour être (éventuellement, mais pas à coup sûr) soumis à référendum, recevoir le soutien de 185 députés et sénateurs et récolter 4,7 millions de signatures en 9 mois.


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