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La santé mentale des étudiants est une préoccupation au Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue


Les intervenants du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue constatent une certaine érosion du tissu social dans la province et dans l’établissement scolaire.

Le coordonnateur des affaires étudiantes au Cégep, Jocelyn Letendre, rappelle que les réseaux sociaux, l’anxiété de performance, l’éloignement et l’isolement liés à la pandémie sont des facteurs pouvant affecter la santé mentale. Il dit que les problèmes de santé mentale sont parmi les principales raisons du décrochage scolaire.

Vous rencontrez beaucoup plus d’étudiants qu’auparavant. Nous essayons de faire plus de prévention parce que nous ne pouvons pas le faire si nous ne pensons qu’à soigner nos élèves. Collaborer avec les enseignants, entre autres, identifier les élèves qui vont moins bien. C’est une belle collaboration que nous avons en ce moment pour prévenir ces besoins de nos élèvessouligne Jocelyn Letendre.

Amélie Dumont, étudiante travailleuse, affirme également constater une perte de motivation, un isolement et des troubles du sommeil liés à l’anxiété et au stress.

 » Nos jeunes qui vivent des situations de détresse psychologique risquent d’être affectés dans leur parcours scolaire, ce qui entraîne un retard dans la diplomation. Dans un tel contexte de pénurie de main-d’œuvre, ce n’est probablement pas l’idéal. »

Une citation de

Amélie Dumont

Sur nos ondes vendredile directeur général du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue, Sylvain Blais, s’est dit inquiet pour les élèves.

Les étudiants viennent de partout, leur famille n’est pas forcément à proximité. Au moment où ils font face à des problèmes de santé mentale, beaucoup d’anxiété, de dépression, pour beaucoup, ils ne sont pas totalement intégrés à l’environnementIl a décrit.

Sylvain Blais est directeur général du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue.

Radio-Canada / Emily Blais

Sylvain Blais affirme que le nombre de personnes en détresse ne cesse d’augmenter, notamment chez les étudiants qui arrivent de l’extérieur de la région ou du pays. Jocelyn Letendre est d’accord.

Le réseau de la santé et des services sociaux n’est pas en mesure de répondre aux besoins que peuvent avoir nos étudiants. Nos étudiants sont généralement là pour un cursus de deux ou trois ans. Une attente ne peut être positionnée dans ce cadreajoute Jocelyn Letendre.

La santé mentale, le recrutement et l’accès au logement sont les priorités du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue. Le PDG veut attirer l’attention des dirigeants et des candidats lors de la campagne électorale pour aborder le développement de l’enseignement supérieur.

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