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Nouvelles du monde

La ruée des Émirats arabes unis sur les forêts africaines


Une poignée de main et un sourire discret. Le 25 mars, le cheikh Ahmed Dalmook Al-Maktoum, accompagné du ministre libérien des Finances, n’a rien laissé paraître devant les photographes. Ce jeune membre de la famille régnante de Dubaï, au sein des Émirats arabes unis (EAU), vient de signer un protocole d’accord d’une ampleur sans précédent avec Monrovia. Celui-ci prévoit que le gouvernement du Libéria cède pour trente ans à la société qu’il gère, Blue Carbon LLC, des droits exclusifs sur un million d’hectares de ses forêts, soit 10 % de la superficie de ce pays africain. de l’Ouest.

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« Ce partenariat marque un tournant pour Blue Carbon », explique alors le prince à la presse émiratie. L’objectif affiché est ambitieux : « aider à la transition vers un système économique bas carbone » en permettant aux gouvernements du monde entier « d’atteindre leurs objectifs de neutralité carbone conformément à la transférabilité des crédits prévue à l’article 6 de l’Accord de Paris. » Ces « crédits » dont parle le cheikh, ce sont des crédits carbone, que les entreprises peuvent acheter pour éviter de devoir réduire leurs émissions.

L’article 6 de l’accord de Paris sur le climat, conclu en décembre 2015 lors de la COP21, autorise les pays signataires à collaborer pour atteindre leurs objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. De toute évidence, un pays qui réduit ses émissions au-delà de ses prévisions peut vendre ses « surplus » sous forme de crédits à un pays plus polluant, qui peut les utiliser pour compenser ses propres émissions.

« Échapper à vos responsabilités »

« Cette notion de compensation fait l’objet de nombreux débats »explique Jutta Kill, biologiste de formation, spécialiste des marchés du carbone. « Permettre aux pays industrialisés d’utiliser crédits carbone l’accord de Paris leur permet d’échapper à leurs responsabilités, simplement parce qu’ils ont les moyens de payer. »

Sur son site, Blue Carbon déclare simplement vouloir  » aide «  pays à profiter de ce mécanisme. Créée en août 2022, l’entreprise a signé des protocoles d’accord pour des projets de gestion forestière avec quatre pays africains en un temps record. Ces aménagements couvrent 10 % de la superficie totale du Libéria, mais aussi de la Tanzanie, de la Zambie et 20 % de celle du Zimbabwe, pour un total de 25 millions d’hectares, soit près de la moitié de celle de la France. .

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Ces accords sont actuellement préliminaires. Les règles régissant l’échange de crédits carbone doivent être fixées lors de la COP28, organisée aux Emirats Arabes Unis, à partir du 30 novembre. « Les pays attendent toujours des règles claires et concrètes pour utiliser cet outil, par exemple en matière d’enregistrement et de suivi des projets »explique Erika Lennon, chercheuse au Centre de droit international de l’environnement (CIEL), basé aux États-Unis.

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