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La région d’Amos accueille de plus en plus de familles ukrainiennes


C’est par l’intermédiaire de leur amie Julie Curadeau, à l’origine du groupe Entraide Ukraine Abitibi-Témiscamingue, que Joëlle Garneau et Sébastien Deschamps ont pu accueillir leur première famille ukrainienne en juin dernier. La mère et ses sept enfants n’y sont cependant restés que deux semaines, avant de partir pour Montréal.

Lorsque nous avons vu le besoin, nous avons décidé d’aller là-bas et d’aider comme nous le pouvions. On a déjà six enfants, on savait qu’on pouvait leur faire de la placedit Joëlle Garneau.

La famille Amosse se prépare désormais à recevoir un couple avec des jumeaux de 9 ans, actuellement réfugiés en Autriche. Ils ont aussi un fils de 20 ans, qui défend pourtant son pays contre l’invasion russe avec l’armée ukrainienne. Ils arriveront le 26 septembre.

Sébastien Deschamps et Joëlle Garneau partageront leur grande maison avec une famille ukrainienne à partir du 26 septembre.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Sébastien Deschamps reconnaît que c’est tout un défi, avec la barrière de la langue – le couple parle russe – que ce soit pour l’école, le travail ou la communication. Mais selon lui, la nouvelle famille est déjà bien partie pour apprendre le français.

« Ils reçoivent une aide alimentaire et même financière. Nous fournissons un logement. Nous avons aussi dit à l’autre famille : prenez le temps de vous installer », dit-il.

 » Ils viennent de toute une situation. Nous essayons de les aider pour qu’ils ne se sentent pas pressés de faire leurs pas trop vite. Mais il est certain que pour eux, plus ça avance, mieux c’est, qu’ils peuvent se situer à un moment donné et commencer une vie. Bien sûr, nous espérons nous faire de nouveaux amis dans un sens, qu’ils vivent ici et que nous puissions apprendre à nous connaître sur le long terme. »

Une citation de Sébastien Deschamps

Une maison prêtée

Une autre famille ukrainienne sera bientôt accueillie, cette fois à Saint-Félix-de-Dalquier, tout près d’Amos. Encore une fois, le groupe Entraide Ukraine Abitibi-Témiscamingue a agi comme intermédiaire pour cette famille composée de parents, de six enfants et de leur grand-mère.

La région d’Amos accueille de plus en plus de familles ukrainiennes

Vaughan Perry, Vaidim, un Ukrainien résidant à Amos, et Jonathan Touchette installent des meubles dans la maison qui abritera bientôt une famille ukrainienne à Saint-Félix-de-Dalquier.

Photo: courtoisie

Toujours en Ukraine, la famille qui doit arriver prochainement sera hébergée dans la maison que leur ont prêtée, jusqu’en juillet prochain, Katerine et Vaughan Perry, de Senneterre. C’est ainsi que le couple, qui a quatre enfants, s’est retrouvé impliqué. Comme tout le monde, on voit ce qui se passe en Ukraine et c’est navrant de voir ça, la guerre qui éclate là-basdit Vaughan Perry.

La maison de la ferme est un endroit où nous avions l’habitude d’aller et où nous continuons d’aller uniquement le week-end. Nous vivons au sous-sol lorsque nous visitons la ferme. Nous aurons l’occasion de voir cette famille quand nous viendrons le week-end, mais ce n’est pas nous qui allons être là tout le temps. Et ça tombe bien, nos enfants ont presque le même âge que certains de leurs enfantsdit Katerine Perry, qui a hâte de connaître la famille ukrainienne.

La région d’Amos accueille de plus en plus de familles ukrainiennes

Katerine Perry, vue ici en train de profiter d’un feu de camp familial dans les bois de la ferme qui accueillera une famille ukrainienne.

Photo: courtoisie

Une communauté accueillante

La particularité dans cette affaire est que c’est un instituteur, Jonathan Touchette, qui accompagne la famille ukrainienne. J’ai pris contact avec la dame et son mari ukrainien. Nous avons forgé des liens d’amitié. C’est intéressant. J’apprends l’ukrainien en même temps, ils apprennent le français. C’est un échange culturel linguistique. Je pense que leur venue sera une victoire pour tout le monde.il dit.

Jonathan Touchette reçoit déjà l’appui du maire de St-Félix-de-Dalquier, Félix Labrecque, et de quelques conseillers. En plus d’équiper la famille, il cherche un emploi pour le père, ouvrier du bâtiment, et pour la mère, couturière. Cependant, il prévient qu’ils ont encore du mal à s’exprimer en français. Il cherche également une camionnette pour permettre à la famille nombreuse de se déplacer.

C’est vraiment le travail d’une communauté. Nous avons formé un petit groupe Facebook pour essayer d’unir et d’harmoniser nos forces. Chacun est expert dans son domaine. Il y a ceux qui trouvent du linge, il y a ceux qui sont là pour peindre. Mais s’il y a des employeurs là-bas, les gens me contactent sur Facebook si vous avez un emploi ou si vous êtes un concessionnaire ou si vous avez une fourgonnette à donneril dit.

La région d’Amos accueille de plus en plus de familles ukrainiennes

Le maire de Saint-Félix-de-Dalquier, Félix Labrecque et Jonathan Touchette, posent avec des meubles de patio pour enfants qui ont été donnés pour accueillir la famille ukrainienne.

Photo: courtoisie

Ils s’accrochent à Amos

Émilie Dubé a aussi été très affectée par la situation en Ukraine. Avec son conjoint Francis Perron et leurs deux enfants, elle décide de faire de la place dans la résidence familiale pour accueillir une famille ukrainienne. Kateryna et Oleksiy sont arrivés avec leur fille de 4 ans Arina fin juin.

Ils ne veulent pas travailler tout de suite, ils misent d’abord sur la francisation à temps plein. Ils suivent des cours en ligne. Pour eux, c’est vraiment important de connaître la langue, parce qu’ils veulent vraiment s’installer ici, à Amos. Donc ils veulent vraiment se concentrer sur l’apprentissage de la langue, puis ils veulent travaillerdit Émilie Dubé, qui a reçu l’aide d’entreprises locales et des dons de la communauté.

Les deux couples sont devenus amis. Nous les avons adoptés dans notre famille. Nous avons parlé tous les jours, de début mars jusqu’à leur arrivée. On se parlait tous les jours, elle et moi, les enfants faisaient des vidéos et discutaient. Depuis le début, on a un lien, on apprend à se connaître, c’est comme des membres de notre famille maintenantsouligne Émilie Dubé.

Ce dernier cherche également une autre famille d’accueil qui pourrait recevoir un couple d’amis de Kateryna et Oleksiy avec leurs trois enfants. Un autre Ukrainien aimerait aussi trouver une chambre libre pendant quelques mois le temps de s’installer à Amos. Tous sont attendus d’ici la fin de l’année.

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