La rédaction de Prisma Media, qui fait partie du groupe Bolloré, déplore « l’interventionnisme débridé » de leurs dirigeants

[ad_1]
« Nous pensions que nous étions en sécurité. Nous avions tort. » C’est la mort dans l’âme que ce journaliste de Prisma Media (Capital, je suis intéressé, Femme actuelle, Télévision de loisirs, Idéeetc.) – toutes les personnes interrogées ont requis l’anonymat – ont assisté, comme environ 350 de ses collègues (sur 750 salariés) à l’assemblée générale qui s’est tenue, mercredi 8 octobre, dans les locaux du groupe à Gennevilliers (Seine-Saint-Denis).
Le tract de la CGT et de la CFDT appelant à cette réunion résumait la situation en quelques mots clairs : « Quatre années de tranquillité et puis… le départ de Claire Léost, l’arrivée d’Arnaud Lagardère, et c’était le début de la blitzkrieg : interventionnisme débridé et cost-killing à tous les niveaux. » Traduction : quatre ans après avoir été rachetés par le groupe Bolloré, les magazines Prisma voient leur indépendance éditoriale bafouée, tout comme celles de l’ex-i-Télé (aujourd’hui CNews) en 2016, d’Europe 1 en 2021 ou encore de Journal du dimanche en 2022.
C’est avec le départ de Claire Léost, présidente de Prisma Media jusqu’au 26 août, que les plus de 300 cartes de presse du groupe ont eu le sentiment que le volcan sur lequel ils vivaient s’était réveillé. Le même jour, elle est remplacée par Arnaud Lagardère et Gérald-Brice Viret, le directeur général de Canal+ France, est nommé vice-président. Quelques jours plus tard, Serge Nedjar, le directeur général de CNews, prend la direction des rédactions des magazines du groupe.
Il vous reste 68,41% de cet article à lire. Le reste est réservé aux abonnés.
[ad_2]
Source link




