Saudy Palacios a traversé la dangereuse jungle du Darien, située à cheval sur le Panama et la Colombie, dans l’espoir d’atteindre les États-Unis pour commencer une nouvelle vie. Elle fait maintenant la façon opposée de retourner au Venezuela, cette fois par mer, ses rêves « Cassé » par la politique de migration du président Trump.
Comme elle, des centaines de migrants, dont de nombreux enfants, se sont lancés ces derniers jours sur des bateaux à Carti, dans la région de Guna Yala, dans les Caraïbes panaméennes.
Et placer le sud sur le port de Nécocli, en Colombie, puis continuer leur voyage par terre, au Venezuela pour la plupart.
Ils espèrent donc échapper aux contrôles terrestres qui, sans succès, tentent de freiner le flux migratoire inversé du nord au sud -, mais surtout éviter une nouvelle traversée à pied dans la jungle périlleuse du Darien, où les groupes criminels sont rampants.
Cependant, le danger demeure. Une fille vénézuélienne de huit ans est décédée vendredi dans le naufrage au large des côtes d’un bateau migrant qui s’est rendu en Colombie, après avoir été remis des États-Unis.
Depuis le retour à la Maison Blanche le 20 janvier de Donald Trump, l’administration américaine a largement organisé et publié les expulsions de migrants sans papiers, en particulier par des vols militaires et pour certains vers la base américaine de Guantanamo, sur l’île de Cuba.
Les migrants des Vénézuéliens attendent d’être emmenés en Colombie au bord de la mer, sur l’île de Carti, sur le territoire de Guna Yala, Panama, 24 février 2025 / Martin Bernetti / AFP
Il a également supprimé l’application mobile CBP One, qui a permis aux migrants de prendre rendez-vous pour demander l’asile aux États-Unis.
« C’est fini. Il n’y a plus de rêve américain. J’ai attendu le rendez-vous pendant neuf mois, nous sommes fatigués. Il n’y a plus d’espoir »a déclaré à l’AFP Mme Palacios, 27 ans, qui s’est retournée avec son fils de 11 ans et son mari.
Comme d’autres, ils attendent un bateau sur l’ancien décompte de Carti Sugdupupu, une île, dont la majorité a été transférée sur le continent l’année dernière en raison du risque de submersion liée au changement climatique.
Ces migrants arrivent pendant la majeure partie du Mexique, sans papiers et endettés après avoir dépensé entre 5 000 et 10 000 dollars pour leur voyage.
Les migrants vénézuéliens Astrid Zapata installent un drapeau vénézuélien à l’arrivée au Refugee Center d’Esperanza, le 21 février 2025 à San José, au Costa Rica / Ezequiel Becerra / AFP
Ils dormaient dans des abris ou dans la rue, souffrant de faim … certains ont vendu des bonbons avec des feux rouges pour nourrir et payer un bus ou des bateaux pour retourner dans leur pays.
Quand Astrid Zapata a atterri il y a quelques jours au Refuge de La Esperanza de San José, capitale du Costa Rica, avec son mari, sa fille de quatre ans et une cousine, elle a empressé le drapeau du Venezuela au Venezuela le petit espace où l’espace où Ils allaient dormir.
«Il n’y a plus d’avenir aux États-Unis. Mais j’ai peur (…) Il est très difficile de recycler la jungle. J’ai vu une mère perdre ses deux enfants là-bas, ils se sont noyés dans la rivière »Confie à l’AFP Mme Zapata.
La Jungle du Darien / Sophie Ramis, Guillermo Rivas Pacheco / AFP / Archives
La jungle « Était la pire expérience de ma vie »Rappelez-vous la vénézuéliste Karla Peña dans un centre de réception à Tegugigalpa, Honduras. Elle et ses proches font partie des 300 000 migrants qui ont traversé la région de Darian en 2024.
Pour ces femmes et leurs familles, qui ont fui le Venezuela comme huit millions de compatriotes au cours de la dernière décennie, il était impensable de rester au Mexique, sous la menace de groupes criminels.
Certains migrants se retrouvent sur le chemin, comme Maria Aguillon, parti en décembre dans un petit village du sud de l’Équateur avec son mari, ses trois enfants et trois petits-enfants.
L’Équateur migrant Maria Aguillon au Esperanza Refugee Reception Center, le 21 février 2025 à San José, au Costa Rica / Ezequiel Becerra / AFP
« Nous avons dû partir parce qu’il y avait trop de massacres, j’ai perdu un fils »Elle explique à l’AFP, depuis le refuge de San José.
Ils ont traversé le Darien, mais son mari a été expulsé du Panama et elle a dû continuer le voyage sans lui.
Mme Aguillon voulait atteindre les États-Unis pour trouver deux de ses enfants.
Cependant, ce n’était pas possible et cette femme de 48 ans essaie maintenant de reconstruire sa vie au Costa Rica.
Migrants au Tegucigalpa Reception Center le 18 février 2025 au Honduras / Orlando Sierra / AFP
« Laisser zéro »résume Yaniret Morales dans le centre de réception de Tegugigalpa.
Cette mère de 38 ans veut revenir avec sa fille de dix ans au Venezuela, mais seulement « Pour économiser un peu d’argent et émigrer dans un pays » qui ne seront pas les États-Unis.
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