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La mission de l’UE en Afrique continue de dépenser sans compter

La mission civile de l’UE en République centrafricaine finance les fournitures de bureau des ministères de la sécurité, tout en encourant à elle seule d’énormes dépenses.

Au cours de l’été, l’UE a affecté 28,4 millions d’euros pour prolonger la mission jusqu’à la fin de 2024 dans le but de renforcer les forces de sécurité intérieure de la République centrafricaine.

Une partie de l’argent va aux ministères de l’intérieur et à la police, y compris des bizarreries comme des conteneurs de stockage [€50,000] et 10 000 € de clés USB, souris d’ordinateur et câbles d’alimentation.

D’autres articles comprennent 11 postes radio pour les directeurs des prisons de Bangui et de Bimbo pour 20 000 €, tandis que la police de l’air et des frontières recevra 200 paquets de cartes en carton et cinq meubles pour 7 000 € supplémentaires.

L’UE verse de l’argent à la commission nationale des droits de l’homme du pays, pour un total de 5 000 € de clés USB et d’autres fournitures informatiques.

Renforcement de l’État ou relations de curry

Les achats donnent un aperçu des relations que l’UE entretient avec les ministères d’État dans ce qu’elle dit faire partie d’un effort plus large pour « soutenir le renforcement des capacités de gouvernance et de gestion fondées sur des règles ».

Cela comprend également des séminaires sur le genre et les droits de l’homme.

Cependant, la majeure partie des fonds est destinée à la mission elle-même, y compris les salaires du personnel, les dépenses de fonctionnement, le loyer des bureaux et les frais de voyage vers l’Europe et retour.

EUobserver a obtenu un aperçu détaillé de la ventilation de ces dépenses, divisée en deux périodes, à partir d’un document interne de l’UE daté du 18 juillet.

Quelque 14,7 millions d’euros ont été réservés pour la période d’août 2022 à août 2023, tandis que les 13,7 millions d’euros restants seront utilisés jusqu’en août 2024.

La répartition pose de nombreuses questions sur la manière exacte dont les fonds sont destinés à aider à établir l’autorité d’un gouvernement qui lutte même pour maintenir le contrôle de la capitale, Bangui.

Signe de l’insécurité qui entoure la tâche, la mission dispose de huit véhicules blindés et compte débourser 235 000 € pour son propre arsenal, équipé de munitions, de pièces détachées, ainsi que d’équipements de champ de tir.

Mais la rupture pose également des questions de droits sur la collaboration avec les ministères de la sécurité et de l’intérieur, à la suite de la décision de l’UE l’année dernière de ne plus former l’armée étant donné que l’État avait coopté des mercenaires russes.

Ces mercenaires avaient pris le commandement d’au moins un bataillon formé par l’UE en République centrafricaine. En juillet, l’UE a proposé d’étendre malgré tout la formation militaire.

Disparité salariale locale vs européenne

La disparité entre les salaires des locaux travaillant à la mission de l’UE et ceux des Européens est également frappante.

Alors qu’un local travaillant au siège du bureau est payé 1 700 € par mois, un contractuel international ayant un rôle similaire est payé 4 650 €.

Le chef de mission de l’UE empoche 19 000 € par mois. Y compris les frais de voyage et autres indemnités, sa rémunération globale pour la mission de deux ans est de 483 000 €.

En attendant, un peu plus de 20 000 € sont consacrés à des activités de team building pour créer « une bonne ambiance au travail ».

7 000 € supplémentaires sont prévus pour un an d’abonnements aux journaux, tandis que 30 000 € sont destinés à la papeterie sur la même période de 12 mois.

Un kit d’accessoires, comprenant une souris, un clavier et un casque avec microphone, devrait coûter 20 000 €. Une imprimante avec toner et tambour d’image 18 159,06 €. Les deux sont répertoriés pour être utilisés par un seul personnel.

Plus de 538 000 € ont également été réservés pour 74 vols vers l’Europe par an. Et 11 millions d’euros supplémentaires sont destinés aux dépenses de fonctionnement pour entretenir une flotte de 32 véhicules, payer le loyer du bureau (900 000 € / an), le coût de location du logement composé (2,2 millions d’euros / an), ainsi que d’autres dépenses.


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