Gérard Le Puill
Le groupe de réflexion «Agridae» dont le siège est à Paris se présente comme un laboratoire d’idées pour les secteurs agricoles, agro-alimentaires et agro-industriels, apolitiques et indépendants, avec des groupes de travail destinés à produire et à diffuser des idées et des propositions innovantes. Il vient de consacrer un dossier aux femmes qui deviennent des chefs d’opération.
En prévision d’un débat qui vient de prendre au Salon international de l’agriculture, Agridaes avait développé un document de 43 pages intitulé « Entrepreneuriat féminin en agriculture: libérer le potentiel ». À la page 4, ce document note que « Face au défi du renouvellement des générations, le manque d’attraction de la profession de chef d’entreprise agricole, en particulier avec les femmes et les jeunes, devient une question stratégique de la souveraineté alimentaire ». En ce qui concerne les femmes, l’examen de la situation se poursuit en ces termes:
« Derrière le chiffre de 26% des exploitations et des co-exploits, des trajectoires, des origines, de multiples projets et des lignes communes prennent forme à tous les entrepreneurs d’autres secteurs: leur aspiration à trouver un sens dans leur travail, leur passion, une certaine vision de la durabilité, l’importance d’une qualité de la vie personnelle, de l’attention pour préserver sa santé. Aussi, le niveau d’études, la variété des expériences professionnelles et les modes de vie avant de s’établir, sont également des études, la variété de la variété des expériences professionnelles et des modes de vie avant de s’établir, sont également des études, la variété de la variété des expériences professionnelle entreprendre, apprendre et progresser.
Les témoignages d’agriculteurs dans le cadre de ce débat ont confirmé leur implication pour trouver des solutions à ces problèmes rencontrés par les chefs d’opération. Selon la Mutualité Sociale Agricole (MSA), ils sont des chefs opérationnels de 111 700 et 18 400 collaborateurs conjoints en France. En 2024, 46% de ces femmes provenaient de l’environnement agricole, 30% d’une famille rurale non agricole et 24% d’une famille de villes. Alors que les hommes succèdent souvent à leur père en tant que chef de l’exploitation, les femmes occupant la même fonction viennent principalement. Mais alors que nous nous attendons à les voir plus jeunes que les hommes dans la fonction, nous apprenons que leur âge moyen est de 51,7 ans contre 48,6 ans pour les hommes. Il est vrai que pour un nombre relativement élevé de femmes agriculteurs, la fonction du chef d’exploitation n’intervient que lorsque le mari, souvent un peu plus âgé, fait valoir ses droits de retraite, tout en continuant à travailler sur l’exploitation où sa femme devient chef pendant quelques années afin d’améliorer le nombre de sa future pension de retraite.
Chez les femmes, les activités les plus recherchées en tant que chefs de ferme sont les fermes de petits ruminants tels que les chèvres dont le lait est souvent transformé directement en fromages pour la vente directe. Il en va de même, mais dans une moindre mesure, pour le lait de mouton. Afin de faire avancer le nombre de femmes en tant que chef d’opération, les AgridaS propose de «Créer un observatoire de l’entrepreneuriat en agriculture avec des données sexospécifiques; pour centraliser les informations sur tout ce qui concerne les femmes dans l’agriculture, en particulier les informations professionnelles, juridiques, économiques, dont les sujets autour de la maternité, de l’enseignement, de la formation »». Les Agridaés propose également de remplir les conditions afin que toutes les femmes chefs d’entreprise en agriculture puissent prendre leur congé de maternité, pour rendre obligatoire la publication d’un indice d’égalité par les collectifs de gouvernance.
Dans un article publié dans la revue « Agridaes » de décembre 2024, Gabrielle Dufour, Manager de la communication a écrit que, « À l’exception des exceptions, l’entrepreneuriat féminin est un phénomène récent, avec sa part de non-réflexion et d’inertie héritée du passé ». Les témoignages des agriculteurs présents au débat ont mentionné le fait que l’accès aux terres et les coopératives pour l’utilisation de l’équipement agricole (CUMA) reste plus difficile pour les femmes que pour les hommes. Un agriculteur d’avenyon a dit que « Les femmes sont reconnues comme compétentes par les hommes pour prendre soin des animaux, mais moins pour monter sur le tracteur alors qu’aucune raison objective ne justifie cette restriction ». Un autre orateur a dit que « Les parents agriculteurs dissuadent souvent leurs filles de choisir la profession d’agriculteur, ce qui est rarement le cas concernant les garçons ».
Dans l’éditorial publié par Agridae dans cette même revue de décembre 2024, Charles Meaudre, son président, considère que « Le modèle familial, patriarcal et traditionnel cède progressivement la place à des structures qui dissocient l’appareil de production immobilière et utilisent plus d’employés ou de la délégation du travail. » Il propose de poursuivre la réflexion et « Faire des propositions pour que les femmes de ou non du monde agricole puissent investir plus facilement ».
L’urgence sociale est la priorité de l’humanité chaque jour.
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